Chapitre 22. L’Imagination Divine

Si les Mystères sont l’antique racine pivot de l’écologie profonde, comme je le suggère, nous pouvons peut-être maintenant tenter d’évaluer la profondeur à laquelle cette racine s’enfonce. Elle s’enfonce à la fois dans les profondeurs du temps et dans les profondeurs de la psyché, dans la structure psychique de l’humanité. Dans “Sacred Pleasure”, Riane Eisler écrivit: «Afin de prendre conscience de ce qui ne peut pas être perdu, il est nécessaire d’appréhender ce qui a été réellement perdu.» Ce paradoxe s’applique au Gnosticisme de façon précise et poignante. La racine qui s’enfonce si profondément, la sagesse qui est enracinée si fermement dans la vie de l’âme de l’espèce, ne peut pas avoir été éradiquée. L’effort déployé pour la détruire a généré le drame de douleur et d’injustice le plus durable et le plus violent que l’humanité ait jamais connu mais la magnitude même de cet effort témoigne de la force et de la profondeur de la sagesse native. Lire plus

Chapitre 21. Le Dévoilement du Mal

Dans leur plaidoyer contre la religion rédemptionniste, les Gnostiques firent une révélation étonnante quant à ses origines, la source supramondaine du salut. Les partisans des trois credos Abrahamiques croient tous que leur religion procède de Dieu le Père et qu’elle fut transmise par une lignée d’émissaires mâles: Abraham, Moïse, Jésus, Paul et Mohammed. Comme nous l’avons vu, les Gnostiques avaient des choses très étranges à raconter concernant cette présomption. Pour de nombreux contemporains, le scénario des Archontes, et la menace d’une intrusion extra-terrestre, seront certainement les aspects les plus contestables des enseignements Gnostiques, et il se peut qu’ils fournissent un prétexte pour rejeter la vision Gnostique du monde comme un non-sens superstitieux, pour ne par dire de la démence pure. Lire plus

Chapitre 20. Au-delà de la Religion

L’Empereur Romain et initié des Mystères d’Eleusis, Marc-Aurèle (121-180 EC) définit, de façon concise, l’essence de l’éthique Païenne: «La Nature a constitué des êtres rationnels pour leurs propres bénéfices mutuels, chacun devant aider ses compagnons pour leur propre valeur, et en ne leur portant préjudice d’aucune manière». Ses Méditations sont un journal de réflexions philosophiques rédigées pendant que Marc-Aurèle vivait dans des campements lointains, sur les rives du Danube, afin de protéger l’Empire contre les invasions. Elles mettent en exergue la très grande valeur de la morale Païenne plus que tout autre document procédant de l’Antiquité. Marc-Aurèle consigne, en un langage simple et direct, le code d’honneur et de courtoisie de la société Païenne, incluant tout à la fois les esclaves et les empereurs. Lire plus

Chapitre 19. Un Message Unique d’Amour

La victime divine est un reflet pour l’humanité non pas de la solution à notre souffrance, et d’une voie pour la surmonter, mais de notre asservissement total, et consumant, à cette souffrance. Le mécanisme victimaire fonctionne parce qu’il fait apparaître la force de la souffrance plus puissante que la force de la vie elle-même. Lire plus

Chapitre 18. Le Bouc Emissaire Divin

En analysant pourquoi les Européens commirent un génocide et une destruction massive de la Nature dans le Nouveau Monde – un schéma historique qui n’est strictement pas révolu mais qui perdure furieusement, sur une échelle globale, avec les outils de destruction des multinationales qui sont maintenant en première ligne de l’offensive – j’ai tout d’abord stipulé que la relation victime-perpétrateur est opérationnelle dans le cours de l’histoire de la même manière qu’elle l’est dans des familles dysfonctionnelles. Nous avons vu que le complexe du rédempteur, le noyau dynamique de la croyance rédemptionniste, proclame la valeur rédemptrice de la souffrance d’une manière telle qu’il la légitime et qu’il la sanctifie même. En sus de tout cela, la relation victime-perpétrateur rend la souffrance extrêmement contagieuse. Lire plus

Chapitre 17. La Fin du Patriarcat

Le monothéisme commence avec un dieu qui hait les arbres.

«Vous détruirez tous les lieux où, dans les nations que vous posséderez, servent leurs dieux, sur les hautes montagnes, sur les collines, et sous tout arbre vert. Vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs statues, vous brûlerez au feu leurs idoles, vous abattrez les images taillées de leurs dieux, et vous ferez disparaître leurs noms de ces lieux-là.» (Deutéronome, 12:2-3). Lire plus

Chapitre 16. Une Gerbe de Blé Coupé

L’orateur Latin Cicéron, qui est réputé avoir été initié à Eleusis, écrivit: «Dans les Mystères, on apprend plus au sujet de la Nature que des Dieux» (Sur la Nature des Dieux, 1.42). Ayant placé le mythe de la Sophia Déchue au coeur de leur vision du monde, les initiés Païens se consacraient à la dimension surnaturelle de la Nature. Afin de maintenir leur état de communion vivante et réceptive avec la Déesse, et afin d’harmoniser leur mental avec les finalités transhumaines de Gaïa, ils se plongaient très souvent dans une immersion profonde et sensorielle avec la Nature. La méthode qu’ils utilisaient pour faire l’expérience de l’instruction suprême était conférée par la Déesse elle-même, tel qu’il est écrit dans l’hymne Homérique à Déméter: Lire plus