Qui peut survivre à l’effondrement de 2012?

Cette causerie donnée par John Lash m’a semblé une introduction parfaite à ce quatrième ouvrage sur le thème de la chasse aux prédateurs. Je l’ai quelque peu remaniée car elle n’était pas destinée, à l’origine, à l’impression. Dominique Guillet.

Depuis le début de l’année 2011, nous avons abordé avec Thomas Mallone, sur sa radio Grok the Talk, les sujets du Tantra Planétaire ainsi que de l’Expérimentation de Navigation Gaïenne qui est en cours depuis le mois de juin. Nous en sommes ainsi présentement à la septième émission-radio sur le thème de “l’action éthico-rituelle et de la contre-violence” après en avoir animé seize sur le Tantra Planétaire et deux avec Judith Wood à propos de son ouvrage “Where did the towers go?”.

Durant cette causerie, je souhaiterais clarifier un certain nombre d’éléments et replacer, dans une perspective donnée, la séquence courante de conversations échangées avec Thomas. Tout d’abord, je voudrais souligner que la proposition de l’action éthico-rituelle et de la contre-violence est déclinée dans les deux essais “Chasse ouverte aux prédateurs”, rédigés à l’automne 2009 (présentés à la fin de cet ouvrage) qui en constituent une introduction et qui en exposent une définition. Ainsi, fondamentalement, je voudrais replacer aujourd’hui, au sein d’un même cadre, l’Expérimentation de Navigation Gaïenne, qui constitue l’un des aspects du Tantra Planétaire, et la contre-violence, qui implique la pratique de l’action éthico-rituelle.

L’Expérimentation de Navigation Gaïenne, ainsi que la contre-violence, constituent toutes deux des stratégies magiques – des stratégies guerrières – qui nous permettent de confronter la turbulence actuelle dans la société, à l’échelle planétaire, de confronter l’effondrement de l’ordre social, plus particulièrement l’ordre politique et économique, et de confronter l’effondrement du règne des autorités, en termes Gnostiques. Le terme effondrement me paraît parfaitement adapté et je vais donc parler de “l’Effondrement de 2012” plutôt que de faire usage de la syntaxe afférente aux notions d’éveil/ascension/illumination des consciences, au moment de la transmutation planétaire. Je vais donc tout simplement parler du fait patent de l’effondrement, à savoir de l’effondrement du pouvoir des autorités.

En effet, la possibilité, quelle quelque soit, d’une transformation supérieure, ou d’une transition vers une conscience supérieure, présentement ou dans les quelques années à venir, dépend tout d’abord de la faculté de gérer cet effondrement. L’Expérimentation de Navigation Gaïenne est ainsi une manière d’utiliser la puissance de l’imagination afin de naviguer au travers de cet effondrement et de s’orienter vers une voie durable et harmonieuse pour notre monde. J’ai déjà abordé amplement ces questions dans d’autres émissions et dans les divers carnets de bords traduits sur Liberterre.

Quel est donc le rapport entre tout cela d’une part et la contre-violence et l’action éthico-rituelle d’autre part? Les stratégies que je propose vont se déployer sur deux fronts. L’un est le front imaginatif, pour ainsi dire, et c’est sur ce front que se situent l’Expérimentation de Navigation Gaïenne et le Tantra Planétaire. L’autre front est tout simplement la réalité historique, sociale et existentielle de cet effondrement. Nous tous, nous allons devoir faire face à cet effondrement – soit directement soit par extension ou par implication – et cela va influer sur la vie de chacun d’entre nous, d’une manière ou d’une autre. C’est pour cela qu’il est essentiel de remettre la contre-violence en perspective.

La contre-violence est une position prise vis à vis de la violence qui nous est imposée, aujourd’hui, vis à vis de la violence qui est dirigée à l’encontre des êtres humains qui ne veulent pas de violence. Comment allons-nous faire face – si nous ne souhaitons pas la violence, mais que nous souhaitons la paix et la coexistence, et même l’amour et la coopération, l’entraide mutuelle pour utiliser le terme de l’anarchiste Pierre Kropotkine – à toute la violence qui est dirigée à notre encontre, et à l’encontre de toute autre personne souhaitant la même chose que nous, par ceux qui purement et simplement ne veulent pas en entendre parler?

Ainsi, l’option de la contre-violence commence avec la notion toute simple présentée ci-dessous – que vous pouvez accepter ou non et si vous ne l’acceptez pas, je vous prie de continuer gentiment sur votre chemin. La grande majorité des êtres humains de par le monde, incluant nos propres personnes, souhaitent tout simplement vivre en harmonie avec autrui, autant que faire se peut, résoudre leur différents paisiblement, avoir du bon temps ensemble, prospérer et survivre. Cependant, il en existe d’autres – une minorité – qui ne partagent pas cette vision et qui, pis est, vont empêcher ceux qui la partagent de mettre en oeuvre leurs idéaux. La politique de cette minorité est donc à l’opposé de vivre et de laisser vivre. Si nous acceptons maintenant que cela soit la situation prévalente sur cette planète, depuis un certain temps déjà, et que cela atteigne présentement un paroxysme catastrophique – un scénario de fin de partie – alors peut-être souhaitons-nous prêter quelque attention à ce que j’appelle la contre-violence. Et pour définir cette contre-violence, je vais citer un paragraphe du second essai de “La chasse aux prédateurs est ouverte”.

«La contre-violence est le recours à la violence par des êtres humains qui sont opposés à la violence mais qui, cependant, considèrent la non-violence comme une réponse non-adaptée dans certaines situations. L’expression “contre-violence” signifie une action prise à l’encontre de la violence, équivalente en termes de force et d’efficacité, et non pas une résistance passive non-violente. Mais l’action ainsi réalisée n’implique pas l’usage de la violence par contact physique direct. Elle implique plutôt d’activer une force agressive et létale équivalente et supérieure à la violence opposée.

La compréhension d’une telle force, et de son activation, requiert tout d’abord une étude attentive de la nature de la violence à vaincre, à savoir, de la nature du comportement déviant unique de la prédation intra-spécifique.»

Et en dessous de cette définition, sur le site de Liberterre, nous pouvons voir la silhouette d’un Puma des Andes qui est, en quelque sorte, l’icône animal de la contre-violence et de l’action éthico-rituelle. J’aimerais donc orienter cette petite causerie-intermède vers cette question unique, vers cette notion fondamentale, vers cette problématique essentielle – le “coeur du sujet” ainsi que Don Juan le qualifia dans les ouvrages de Carlos Castañeda – à savoir la problématique de la prédation et plus particulièrement de la prédation au sein de notre propre espèce. Et c’est selon une perspective nouvelle que je vais me focaliser, aujourd’hui, sur ce thème de la prédation intra-spécifique.

En préambule et afin de cheminer dans cette direction, j’aimerais apporter quelques clarifications et corrections quant à ce que j’ai évoqué, jusqu’à ce jour, durant la série de ces émissions radio avec Thomas sur Grog the Talk. Tout d’abord, je veux préciser que la “prédation intra-spécifique” pourrait être également définie comme une “prédation au sein de la même espèce”. En d’autres termes, ces expressions font référence aux animaux d’une même espèce, tels que des babouins, qui prendraient pour proie des membres de leur propre espèce. La prédation intra-spécifique ne constitue pas la norme dans l’évolution animale dont l’humain fait partie et, en fait, elle en constitue même l’exception. La norme, au sein de l’évolution animale, c’est la “prédation inter-spécifique”, autrement dit la “prédation entre espèces”. On peut donc utiliser, si l’on préfère, ces deux expressions: “prédation au sein de la même espèce” et “prédation entre espèces” pour qualifier ce dont je suis en train de parler.

Dans la prédation entre espèces, nous percevons une grande partie du drame de l’équilibre symbiotique vécu par les nombreuses espèces qui appartiennent à l’habitat Gaïen: mon chat chassant une souris ou un oiseau est un exemple de la prédation entre espèces. Cependant, il existe d’autres chats qui sont présents dans le voisinage – et qui sont probablement des chats sauvages venant de temps à temps tenter une incursion dans la maison – et il s’ensuit parfois des confrontations. Cependant, ces chats sauvages ne chassent pas mon chat car, dans ce cas, il s’agirait clairement de prédation intra-spécifique. Dans certains cas extrêmes, la confrontation peut se terminer par un combat et, parfois même, un combat de chats peut s’avérer mortel. Néanmoins, d’une manière générale, la prédation intra-spécifique parmi les félins est extrêmement rare.

Je souhaiterais également corriger quelque chose que j’ai dit dans l’interview récente avec Thomas concernant la chronologie de l’événement imminent déployé par le mouvement du périgée lunaire dans la Constellation de la Balance. Je dispose, aujourd’hui, d’un référentiel temporel qui part du 23 novembre 2011 jusqu’au 31 mars 2013 et qui donc englobe la totalité de l’année 2012. En fait, en tant que terton et en tant que devin astronomique, je dirais que l’un des événements les plus signifiants de l’année 2012 – l’un des événements-phares se manifestant dans le code céleste – est l’activité du périgée lunaire dans la Constellation de la Balance. Cette activité se traduit par une série remarquable d’événements lorsque le périgée lunaire rencontre le plateau droit de la Balance quatre fois, le plateau gauche de la Balance quatre fois, et, à un moment critique, lorsqu’il rencontre le point focal du fléau de la Balance, à savoir le 23 août 2012. Donc, pour les archives, reprécisons ce point: c’est le 23 août 2012 que le périgée lunaire, qui sautait d’un plateau à l’autre de la Balance, rencontre le point focal.

Selon mon interprétation, le point de centrage – le moment de focalisation – n’est pas un système de prédiction: c’est plutôt un système permettant d’orienter notre imagination et notre action vers ce qui pourrait se passer ou, d’ailleurs, vers ce qui devrait se passer au vu du cours logique des événements humains. Ainsi donc, la potentialité du 23 août 2012, eu égard à l’effondrement mondial imminent, est énorme. Ce pourrait être un moment primordial d’orientation et même un moment durant lequel le processus d’équilibrage de la Balance commence à s’avérer évident.

Actuellement, la Balance au sein de la société humaine et du jeu de systèmes par lequel la société est gouvernée – à savoir le système gouvernemental et économique tout autant que le système militaire et celui des médias – est totalement déséquilibrée. Tous les systèmes sont truqués de sorte à favoriser les prédateurs intra-spécifiques, ces êtres humains parmi nous qui ne veulent pas vivre et laisser vivre, qui ne veulent pas laisser les autres gens vivre une vie paisible mais qui insistent à forcer leur violence sur le reste du monde. En ces jours, alors que nous nous avançons vers cet effondrement de 2012, l’équilibre de la Balance, ou devrais-je dire de manière plus correcte, le déséquilibre de la Balance joue en leur faveur et a joué en leur faveur depuis qu’ils ont truqué les règles du jeu, il y a environ un siècle de cela. C’est un fait très intéressant que le bail de 99 années du bâtiment de la Réserve Fédérale US vienne à échéance en décembre 2012 parce que la Réserve Fédérale est un cartel de banques privées qui ont piraté le peuple US, et la démocratie républicaine des USA, et qui leur ont volé le droit d’imprimer leur propre monnaie et de contrôler leur propre système monétaire. Cela s’est passé en 1913 et ils ont alors occupé le bâtiment actuel de la Réserve Fédérale dont le bail expire en fin de 2012. C’est un petit détail très significatif.

L’un des bouleversements massifs, dont nous allons être les témoins durant tout le cours de l’année 2012, sera le va et vient permanent des plateaux de la Balance dans une lutte pour tenter de regagner une sorte d’équilibre au sein des affaires sociales, une lutte pour équilibrer les plateaux et donc bénéficier d’une société harmonieuse et d’un système légal juste plutôt que d’un système légal criminel; une lutte pour bénéficier d’une forme juste de libre-entreprise plutôt que d’une forme truquée et élitiste de capitalisme et de pratiques corrompues et frauduleuses réalisées au nom du capitalisme. Ces problématiques sont à l’écran, en ce moment, elles sont présentes à l’esprit de tout un chacun qui développe une vision consciente de la situation mondiale et qui espère qu’une solution harmonieuse puisse émerger du chaos prévalant.

Je voudrais apporter également quelques précisions quant aux noms que j’ai évoqués durant mon dernier entretien avec Thomas sur le thème de l’éthologie. C’est un sujet immensément important. L’éthologie est une branche de la science qui émergea durant le 19 ème siècle principalement grâce à l’oeuvre d’un baron Estonien excentrique, Jacob von Uexküll (1864-1944), une oeuvre qu’il vaut la peine d’investiguer quelque peu. La plupart des gens éduqués savent ce qu’est l’anthropologie mais peu savent ce qu’est l’éthologie alors que ce sujet est tout aussi important pour comprendre l’essence de la condition humaine.

Le principal et le meilleur ouvrage que je connaisse sur l’éthologie est intitulé “La parabole de la bête” de John Bleibtreu publié en 1968. En sus de Bleibtreu, j’ai mentionné Robert Ardrey (1908-1980) qui fut un auteur important sur les comportements animaux et très célèbre pour son ouvrage “African Genesis” publié en 1961 – qui est une thèse que je rejette bien que j’accepte ses observations magnifiques et brillantes des comportements animaux. Ce fut un maître de l’éthologie d’observation. On peut encore nommer quelques autres célébrités dans cette branche scientifique, Nikolaas Tinbergen (1907-1988) qui écrivit l’ouvrage sur l’instinct, “L’Étude de l’instinct”, publié en 1971, et Konrad Lorenz (1903-1989). Il existe bien sûr quelques femmes dans ce champ. Par exemple, Jane Goodall qui est décrite comme une anthropologue mais qui, en fait, est une éthologiste. On peut citer également Dian Fossey, auteure du célèbre ouvrage “Gorillas in the mist”, et qui fut mystérieusement assassinée en 1985. Et c’est à peu près tout car il n’existe pas grand monde dans le champ de l’éthologie.

Pourrions-nous inclure Charles Darwin dans cette équipe d’éthologistes? Nous le pourrions certainement car Darwin, à sa manière, fut réellement un éthologiste mais je suggérerais qu’il fut un éthologiste raté. Je reviendrai sur ce point à la fin de cette causerie.

Pourrions-nous inclure également Sir David Frederick Attenborough qui est très connu pour ses documentaires sur la nature et qui représente, pour beaucoup de gens dans le monde, une sorte de parrain quant à notre compréhension du monde naturel? Il a réalisé de nombreux documentaires dont “La vie privée des plantes” que j’apprécie beaucoup. Je dirais qu’il est certainement un grand naturaliste et relativement correct dans ses vues parce qu’il vient de la sphère de l’observation: c’est un observateur chevronné qui articule parfaitement ce qu’il perçoit. Je ne sais pas quel est son paradigme et s’il est un évolutionniste Darwinien mais je considère qu’il n’est pas vraiment un éthologiste en tant que tel.

Je voudrais souligner que les vrais éthologistes sont rares parce qu’un éthologiste est un naturaliste, un scientifique qui réalise des observations très détaillées et extrêmement minutieuses au sujet des comportements des animaux, des insectes, des micro-organismes au niveau moléculaire, etc. Une grande partie de tout cela est explicité dans “La parabole de la bête”. Les éthologistes combinent ces observations, d’une manière spécifique, afin d’en extraire des questionnements sur la manière dont ces comportements animaux perçus pourraient être corrélés aux comportements humains. Ce que je trouve magnifique dans l’éthologie, c’est que cette branche, pour ainsi dire, possède un programme ouvert ou du moins devrait en avoir un si les pratiques des éthologistes étaient correctes. Être un éthologiste authentique, c’est aller dans la Nature avec des questionnements au sujet des comportements.

Comment le comportement des animaux prédateurs, tels que les félins, est-il corrélé au comportement humain? C’est une problématique essentielle dans la contre-violence et dans l’action éthico-rituelle. J’envisage cette problématique à partir d’un arrière plan d’éthologiste et je l’analyse de manière éthologique. Je n’apporte pas nécessairement un programme ou un dessein préconçu, par exemple comme d’avoir le script de l’évolutionnisme Darwinien en bandoulière, de l’avoir comme cadre référentiel sur un écran à la manière des politiciens qui lisent leur discours. Absolument pas. Je découvre l’éthique Gaïenne en même temps que vous, en ce moment même. Et je suis en train de tracer un chemin au coeur de cette éthique Gaïenne. Ce faisant, j’ai recours à l’éthologie et à la vision éthologique neutre et ouverte pour poser des questions, pour voir ce que nous pouvons apprendre et découvrir lorsque nous comparons les comportements animaux, les comportements animaux intimement appréhendés, avec les aberrations et les exceptions des comportements au sein de l’espèce humaine. C’est pourquoi l’éthologie constitue-t-elle une telle aventure enthousiasmante de connaissance, un tel vecteur de connaissance pourrait-on dire. Je vous invite tous à ressentir cette excitation et à vous impliquer dans cette investigation que je suis en train de développer.

Je souhaiterais également mettre en exergue un autre point, aussi clairement que je le puisse, un point extrêmement crucial dans ma tentative de développer ce message et d’offrir une compréhension de l’éthique Gaïenne qui, en fait, est un chemin que nous devons inventer au cours du processus de découverte de sa nature. Je voudrais offrir cette remarque-clé quant à ce processus d’invention. J’ai entendu beaucoup de choses au sujet de la transmutation planétaire à venir, le mème de 2012, la fin du calendrier Maya en décembre 2012, etc. (A ce propos, je ne suis pas d’accord avec cette chronologie du calendrier Maya qui a été recalculée pour une date de 200 ans plus tardive. Je pense que la date corrigée est plus en phase avec d’autres systèmes de datation de calendriers, ceux des Égyptiens, des Hindous, des Aztèques pour ne pas mentionner la chronologie maîtresse du Zodiaque de Dendéra). Je suis donc prudent et je prend mes distances eu égard aux affirmations extravagantes que j’ai entendues quant à l’éveil de la conscience, quant à une ascension dans une sorte de dimension supérieure de la conscience qui pourraient se manifester dans un futur immédiat.

C’est une notion qui imprègne tous les échanges concernant la transmutation de 2012, particulièrement les échanges dans la veine de la spiritualité du Nouvel-Age qui lui confèrent typiquement une tournure évolutive positive. Barbara Max Hubbard, par exemple, qui fut l’une des plus anciennes promotrices d’un maître-modèle d’une spirale d’évolution ascendante – ce qui est d’ailleurs également un modèle que je rejette intégralement – propose que, dans cette spirale d’évolution ascendante, l’humanité soit placée dans la position supérieure de la spirale comme si nous, l’espèce humaine, étions le point de focalisation de l’émergence d’une quelconque méga-conscience cosmique. Dans ces modèles, tout tourne autour de la conscience, du mental; tout tourne autour de l’élévation de la conscience, de l’éveil du mental, de l’accomplissement d’une conscience supérieure, etc.

Il ne s’agit pas du tout de cela. J’affirme que c’est une erreur de syntaxe qui peut nous fourvoyer gravement. Certainement, il nous est nécessaire de nous informer quant aux circonstances de l’effondrement global actuel. Toute personne intelligente devrait s’éduquer, et plus particulièrement depuis 9/11; tout le monde devrait lire l’ouvrage de Judith Wood “Where did the towers go?”, une investigation très référencée, scientifique, cohérente et définitive de cet événement; il nous faut apprendre ce qu’est le syndicat du crime des Rothschild, comment il fut fondé, comment il fut établi dans diverses régions du monde; nous devons élucider la nature frauduleuse de la Réserve Fédérale US; nous devons analyser les pratiques frauduleuses et criminelles du système bancaire, les techniques mafieuses de Wall Street (dérivatifs, credit swaps…); nous devons nous informer quant aux corruptions des autorités au sein du gouvernement, quant aux corruptions des membres du Congrès et du Sénat par les multinationales; et nous devons élucider les très nombreux aspects du jeu truqué des autorités dans le monde d’aujourd’hui. Mais tout cela constitue simplement de l’éducation et je ne qualifierai pas cela d’élévation de la conscience. J’appellerai cela une éducation cohérente pour le défi qui nous confronte en tant qu’individu et en tant qu’espèce.

La grande opportunité de l’Effondrement de 2012, ce n’est pas une percée de la conscience mais c’est un engagement du sens éthique. Le sens éthique est le concept qui fait défaut; le sens éthique est le concept opérationnel dans l’action éthico-rituelle et dans la contre-violence. Le sens éthique est le concept opérationnel dans tout ce que j’enseigne. Nous sommes ainsi confrontés au défi de réaliser un sens éthique global ou planétaire qui serait semé au coeur de chaque individu. Développer le sens éthique, cela signifie que nous réalisons des actions en toute connaissance de ce que nous faisons; dans l’action, nous savons ce que nous faisons. Un processus éducatif est donc requis pour que l’on puisse agir sainement en toute moralité. Le sens éthique doit être informé; l’action éthico-rituelle, qui constitue le recours à la rage transpersonnelle et à la violence à l’encontre des prédateurs, doit être mise en oeuvre au sein d’un cadre référentiel d’éducation. Je parle de violence informée, de violence éclairée plutôt que de violence aveugle. Ce fut une grave erreur du passé lorsque les révolutions ont érupté en une violence aveugle parce que les gens, emportés par ces révolutions, ne possédaient pas l’éducation leur permettant de diriger leur violence à l’encontre de la cible juste. La violence éclairée constitue l’un des aspects du sens éthique. S’il nous faut utiliser notre rage et notre capacité de nous défendre en tant qu’espèce humaine, de la manière correcte, cohérente, avec l’éthique Gaïenne, nous devons alors nous éduquer et c’est le processus par lequel nous développons le sens éthique.

Il s’agit donc de sens éthique. Il ne s’agit pas d’un éveil mental, spirituel, transcendant: je n’évoque pas ces concepts et je n’utilise pas cette syntaxe. Ma contribution, pour faire face à cette problématique, c’est l’Expérimentation de Navigation Gaïenne. Je parle de la puissance de l’imagination et de la réalisation d’une expérimentation grâce à l’imagination intégrée et inter-active avec l’imagination de la Terre. C’est un fondement de l’Expérimentation de Navigation Gaïenne et du Tantra Planétaire, généralement parlant. Donc, je parle d’avoir recours à la puissance de l’imagination et d’impliquer la puissance du sens éthique et c’est bien tout. Et si nous réalisons ces deux choses, alors la conscience se gérera bien toute seule. Tellement de choses sont réalisées au nom de l’éveil de la conscience. Apposer une sorte de spiritualité à l’eau de rose sur la réalité est trompeur, mensonger et en fin de compte ne peut s’avérer qu’extrêmement décevant.

On pourrait presque invoquer une sorte de trinité. Étant un allié de la Déesse, j’adore faire les choses par trois. Il est étonnant de voir ô combien une grande partie de la puissance et de la sagesse de la Déesse se manifeste par modules de trois et de multiples de trois. Éducation, imagination et sens moral. Cela constitue intrinsèquement les puissants fondements de l’action juste pour nous emmener au travers de l’effondrement actuel. Et ces trois fondements fonctionnent en totale synergie. L’éducation va de pair avec l’imagination qui va de pair avec le sens moral qui va de pair avec l’éducation dans une synergie tri-cyclique.

Je dirais que l’une des choses les plus dévastatrices qui soit arrivée à notre espèce durant les 150/200 dernières années (je ne veux pas remonter trop loin et donc nous allons partir du milieu du 19 ème siècle lorsque les barons-voleurs entrèrent en scène, lorsque qu’une grande partie de la criminalité financière et économique, qui est maintenant communément répandue, fut mise en place mais également lorsque des perceptions-clés quant à la condition humaine commencèrent à émerger telle que la science de l’éthologie, qui fut ultérieurement réprimée), c’est la difficulté, pour une personne intelligente et bienveillante, souhaitant se mettre au service de la communauté et oeuvrer pour le bien de l’espèce humaine, de déterminer les justes choix. Cela s’explique parce que, jusqu’à un certain degré, le sens moral humain est un facteur social. Nous possédons tous, en nous-mêmes, la faculté de sens moral en tant qu’élément profondément intime et subjectif. Mais la manière dont notre sens moral se développe, la manière dont notre sens de responsabilité vis à vis de la société et de nos compagnons humains prend forme, dépend énormément de l’éducation. Et nous avons tous souffert sévèrement d’une très mauvaise éducation depuis 150 ans, pour ne pas remonter plus loin dans le passé. Une des tâches enthousiasmantes qui nous incombent maintenant est un processus de ré-éducation, un processus très rapide de ré-éducation que tout individu doit entreprendre pour lui-même ou pour elle-même. C’est une responsabilité qui nous incombe si nous souhaitons nous impliquer, de manière positive, dans la gestion de l’effondrement planétaire prévalent afin de savoir ce que nous faisons et afin de pouvoir interpréter ce qui se passe.

Par exemple, je fus récemment très alarmé de voir que certaines personnes dans le mouvement d’occupation (aux USA) défilaient avec des pancartes inscrites avec les mots socialisme, et probablement aussi communisme, en clamant que ces concepts allaient être bénéfiques dans la découverte d’une solution vis à vis de la criminalité terrible et de la fraude du système bancaire international. Et bien les jeunes gens, tout sincères qu’ils soient, qui demandent plus de socialisme dans notre gouvernement, dans notre société, qui demandent du communisme à la place du capitalisme, sont victimes d’une très mauvaise éducation. Et ils n’ont aucune idée de la nature réelle du socialisme, ou du communisme, lorsqu’ils utilisent ces slogans, cette rhétorique, de telle manière.

Je fais référence à cela comme un exemple flagrant. Toute jeune personne souhaitant voir des changements dans le monde d’aujourd’hui, et espérant un meilleur futur pour elle-même, qui se promène avec une pancarte inscrite avec le slogan socialisme, n’aura pas son sens moral dirigé vers la solution adéquate par ce slogan, par ce terme. Le socialisme est une farce, un jeu de manipulation, une opération psychologique spéciale utilisée par les contrôleurs de ce monde et par le cartel des banquiers internationaux. Ils adorent le socialisme, ils adorent le communisme et ils utilisent ces mouvements pour leurs propres desseins et si, à notre époque, l’on n’est pas conscient de cela, rien de sert de défiler en protestant dans les rues. Mieux vaut occuper un placard! Et une fois dans ce placard, il n’est que de s’éduquer quant à la signification authentique de ces termes et quant à leur signification historique. Il n’est que d’étudier le socialisme dans la Russie de Staline. Il n’est que d’étudier le communisme dans la Chine de Mao. Est-ce ce que l’on souhaite pour les USA? C’est certainement ce que certains individus souhaitent. Et ces individus sont les banquiers mafieux criminels/les autorités gouvernementales et multinationales qui ont créé cette situation d’injustice sur cette planète en premier lieu. Et bien sûr, ce sont eux qui promeuvent et mettent en place les mouvements socialistes et communistes. Ce sont des pièges qu’ils utilisent. Et au risque de me répéter, je dirais que nous ne pouvons pas engager notre sens moral, eu égard aux défis actuels, à moins que nous ne l’ayons adéquatement éduqué.

Ce que je voudrais maintenant faire, c’est offrir un petit segment d’éducation selon mes propres termes, une séquence cruciale d’éducation et de ré-éducation. Et le sujet en est le darwinisme social. Il pourrait être dit que Charles Darwin fut un éthologiste de par le fait que la plus grande partie de son oeuvre consista tout simplement à observer la Nature, tels que les oiseaux et les moeurs de reproduction au sein de la Nature. En fait, Darwin ne présenta pas la théorie selon laquelle l’espèce humaine descendit des animaux. Ce fut une théorie élaborée à partir de son oeuvre.

Ainsi, lorsqu’il écrivit au sujet de l’origine des espèces par sélection naturelle, il ne faisait que présenter son concept mental mâle quant à la manière dont la symbiose Gaïenne fonctionne sur cette planète, avec la genèse, la prospérité et la disparition de diverses espèces. C’était juste l’opinion d’un homme. Et, en fait, son grand-père Erasmus Darwin, avait présenté, une génération avant la sienne, une vision beaucoup plus convaincante de la symbiose Gaïenne et de la sélection naturelle, si l’on souhaite employer une telle expression. Cette vision était profondément ancrée dans la reconnaissance de l’aspect érotique des processus naturels. Il existe, ainsi, beaucoup d’érotisme dans les écrits d’Erasmus Darwin et nous pouvons retrouver les semences de la théorie, pour laquelle Charles Darwin est réputé, dans une forme plus pure, et dans une forme plus en harmonie avec la vision Gaïenne, dans l’oeuvre de son grand-père qui fut un génie étonnant et un esprit universel, un inventeur de divers instruments, en bref, une personne brillante qu’il vaut vraiment la peine d’étudier.

Bref, Charles Darwin naquit et se fit connaître par ses écrits éthologiques à une époque où l’atmosphère était mûre en Angleterre, et dans le monde Occidental, pour que les prédateurs psychopathes et criminels du système banquier puissent se forger une idéologie en propre. Dès le milieu du 19 ème siècle, ils avaient de grands plans pour subjuguer le monde mais ils ne possédaient pas le contrôle mental des masses. Ils étaient intelligents, c’étaient des gens éduqués à leur manière et ils savaient pertinemment qu’il leur fallait un programme idéologique pour impulser leur prise de contrôle prédatrice et criminelle des ressources humaines. Nous en sommes aujourd’hui à la phase terminale de ce jeu de domination. Les personnes auxquelles je fais référence ont été, bien sûr, à cette époque, certains des banquiers et des barons-voleurs des USA et leurs compatriotes en Angleterre et plus particulièrement ceux qui furent les fondateurs et les dirigeants de la Banque d’Angleterre qui empruntèrent leurs pratique bancaires mafieuses à un théoricien économiste Britannique, John Law, tout autant qu’à Malthus à qui l’on doit l’expression “la survie du plus fort”.

Malthus avait élaboré une théorie de la population, John Law avait construit un système économique prédateur, les Rothschild avaient l’argent pour fonder et concocter tout cela, les Huxley et les Darwin amenaient un programme élitiste et eugéniste sur un plateau: à l’époque de Charles Darwin, tous ces éléments convergèrent pour générer une idéologie de la race maîtresse. C’est ainsi donc, que l’oeuvre de Darwin entra dans le tableau mais, en fait, la notion selon laquelle Darwin observa la relation proie-prédateur dans la Nature pour en déduire ensuite que le même type de dynamiques se manifeste dans les comportements humains, est entièrement fausse.
C’est une invention de ce groupe d’individus: des eugénistes, des experts démogaphes ou auto-proclamés tels, des juristes et des banquiers. Et ils conspirèrent tous, de manière très délibérée, à partir du milieu du 19 ème siècle jusque vers le début du 20 ème siècle, pour forger une idéologie qui serait l’idéologie de leur domination et dont l’objectif était de la justifier et de la légitimer. Et la marque qu’ils apposèrent sur cette idéologie de leur dominance est “la survie des plus adaptés”.

Lorsque nous observons la Nature, nous pouvons assurément percevoir la survie des plus adaptés: le tigre abat la chèvre qui ne peut pas s’enfuir tandis que le reste du troupeau s’échappe. Ainsi donc, le tigre qui chasse la chèvre, le lion qui chasse la gazelle, sont des exemples d’une épuration de l’espèce. Les gazelles, au sein d’un troupeau, qui ne sont pas adaptées à la survie, parce qu’elles sont faibles ou qu’elles ne peuvent pas courir assez vite, sont abattues par le lion. Et ainsi de suite. Nous avons tous entendu ces histoires de très nombreuses fois et dans de très nombreuses variations. Nous avons donc, d’une part, le scénario de la survie des plus adaptés ou des plus forts, qui procède plus précisément de Malthus et, d’autre part, un phénomène qui est supposé se passer dans la Nature, dans le monde non-humain, et qui est renversé afin de le transposer dans le monde humain.

Tout d’abord, nous pouvons tous comprendre, en nous ré-éduquant à propos du socialisme Darwinien et des politiques eugénistes qui lui sont attachées, que cette affirmation est absolument erronée. C’est non seulement un mensonge délibéré, et une perversion intentionnelle des phénomènes de la Nature, mais en plus, ce n’est pas même fondé par les faits de la Nature au contraire de ce qui est affirmé. Et je souhaite vous expliquer exactement pourquoi. Je considère que ce que je vais dire maintenant constitue l’une des choses les plus importantes que je puisse réellement enseigner en mettant en place le cadre de travail de l’éthique Gaïenne et que c’est l’une des choses les plus essentielles que toute personne responsable doive connaître afin de se débarrasser du paradigme erroné de l’idéologie des dominateurs qui fut imposée de force sur le monde à partir du milieu du 19 ème siècle.

Ainsi que je l’ai expliqué dans un entretien antérieur avec Thomas, l’idéologie de la domination des plus adaptés et de la survie des plus adaptés n’est qu’une arnaque; les prédateurs globalistes ne font que l’utiliser pour légitimer leur propre domination de la société. Il n’existe absolument aucun équivalent de leur comportement dans la Nature. Et je vais exactement vous expliquer pourquoi il en est ainsi en vous en donnant une preuve directe.  A l’époque où cette vision Darwinienne de la survie pour l’existence entrait en proéminence, elle fut promue par Thomas Henri Huxley, qui fut connu comme le bouledogue de Darwin. En fait, Thomas Henri Huxley adopta les observations éthologiques de Darwin, ils les propulsa, les modela, les pervertit et les déforma; il en fit des extrapolations et les falsifia pour en faire l’idéologie d’un système fondé sur une sorte de race maîtresse. Et les dominateurs de ce système seraient les maîtres financiers ainsi que les autorités gouvernementales et les autorités économiques qui contrôlent, de nos jours, le monde. Les dominateurs avaient besoin d’une idéologie parce qu’aucun mouvement ne peut prospérer dans la société humaine, à large échelle, s’il n’existe pas un mythe, ou une idéologie, qui lui soit attachée et qui enflamme l’imagination humaine. Ils inventèrent donc un mythe pour leur propre bénéfice appelé la survie Darwinienne des plus adaptés. Thomas Henri Huxley écrivit vers 1850: «La vie est une lutte ouverte permanente et, au-delà de la relaxation temporaire et limitée de la famille, la guerre Hobbésienne de chacun contre tous est l’état normal de l’existence».

C’est donc une affirmation claire et nette selon laquelle le conflit et la guerre de tous contre tous constitue l’état normal d’existence. C’est bien sûr une erreur et un mensonge  parce que si c’était l’état normal de l’existence dans la Nature, la Nature s’effondrerait en un chaos intégral. Si c’était l’état normal de l’existence dans la nature humaine, aucune civilisation ne serait possible. Quel est donc l’objectif de cette affirmation erronée et non fondée procédant de ce parangon de la science, Thomas Henri Huxley? Quelle est l’intention programmée de cette affirmation? L’intention est de nous manipuler et de nous convaincre qu’il n’existe absolument pas d’aide mutuelle ou de coopération dans la Nature ou dans la société humaine.

Lorsque ces notions émergèrent vers 1850/1870, Kropotkine fut complètement atterré ainsi que l’explique John Bleibtreu dans son ouvrage “La parabole de la bête” dans le merveilleux chapitre 7 sur Kropotkine, intitulé “sociologie”. Et Bleibtreu explique que, afin de répondre à Huxley et aux Darwiniens, le Prince Kropotkine, qui était un aristocrate Russe, commença une série d’articles intitulés “l’aide mutuelle parmi les animaux, un facteur d’évolution”, qui apparurent pour la première fois dans un magazine en 1890 et qui attirèrent un intérêt considérable de par la controverse qu’ils engendrèrent. Kropotkine était un brillant observateur de la Nature, un Naturaliste chevronné promis à une magnifique carrière dans la veine de Von Humbolt et un philosophe de la Nature dans la veine de Goethe. Et, à ce propos, Kropotkine entreprit toutes ces recherches de sa propre initiative; il fut amené, bien sûr, à entreprendre une carrière militaire et il aurait pu bénéficier d’une position dans l’élite au pouvoir mais son humanisme et son sens moral le conduisirent sur un autre chemin de destinée et l’impulsèrent à s’auto-éduquer au sujet des voies de la Nature jusqu’à partir dans les confins sauvages de la Sibérie pour observer la Nature et, en tant qu’humble participant dans le monde naturel, à utiliser sa perception pure pour étudier les comportements de la Nature, les comportements des animaux, afin d’appliquer ses découvertes à la condition humaine. C’est ce qu’il fit et, en ce sens, ce fut un personnage très héroïque.

Et voici ce que Kropotkine écrivit dans l’un de ses articles en objection à la théorie Darwinienne de la survie des plus adaptés:

«J’ai observé que même dans ces quelques endroits où la vie animale prospère en abondance (en parlant de la Sibérie qui est climat très ardu), je n’ai pas réussi à trouver, bien que j’en fusse très désireux, cette lutte amère pour les moyens de l’existence parmi les animaux appartenant à la même espèce qui était considérée par la plupart des Darwiniens, bien que non pas par Darwin lui-même, comme la caractéristique dominante de la lutte pour la survie et le facteur principal de l’évolution.»

Dans cette courte citation, il y a une phrase qui, en elle-même, est suffisante pour faire intégralement exploser le paradigme Darwinien frauduleux et cette phrase que Bleibtreu a soulignée est la suivante: «parmi les animaux appartenant à la même espèce». Contemplons cette phrase pendant quelques minutes et considérons ce qui nous a été affirmé depuis si longtemps, à savoir comment nous avons été éduqués concernant l’évolution Darwinienne et la sélection naturelle. De par les facultés de notre propre mental, nous allons prendre conscience que c’est une évidence et que c’est même une évidence archi-patente et que, par la-même, la domination des plus adaptés est une pure construction mensongère.

Nous avons été amenés, à tort, à croire que, parce qu’il existe des comportements apparemment brutaux entre la proie et le prédateur dans la Nature (la Nature interprétée en becs et ongles, les babines dégoulinantes du lion, la horde de lions s’abattant sur le corps d’une bête sauvage qui a été capturée au cours d’une chasse…), et parce que de très nombreux exemples similaires se manifestent dans la Nature, que le même type de lois doivent être à l’oeuvre dans la société humaine et, qui plus est, doivent être innées à la nature humaine. Mais prenons le temps d’examiner le truquage malveillant dans cette affirmation. Ceux qui imposent cette affirmation prennent un exemple de comportement qui existe assurément dans la Nature mais seulement dans la prédation inter-spécifique et ils l’appliquent au comportement humain comme si ce type de comportement fonctionnait dans la prédation intra-spécifique. Et c’est absolument et intégralement erroné.

Tout d’abord, comme je l’ai souligné antérieurement, et nous allons continuer à mettre cela en exergue dans notre échange sur l’éthique Gaïenne, les exemples de prédation intra-spécifique dans la Nature sont extrêmement rares et ne se manifestent que dans des situations de grand désordre ou de stress intense. Donc, bien que nous puissions voir certaines espèces dans la Nature chasser d’autres espèces, nous ne les voyons pas chasser les membres de leur propre espèce. Cependant, lorsque nous regardons dans nos vies, en tant qu’animaux humains, en tant que cas exceptionnel dans la symbiose Gaïenne – mais non pas en tant que cas supérieur – nous pouvons percevoir une histoire différente. N’est ce pas? Nous voyons que certains êtres humains ont pour proie d’autres êtres humains. C’est un cas de prédation intra-spécifique. Et nous voyons qui sont les individus qui ont concocté cette idéologie frauduleuse de domination: ce sont bien évidemment des banquiers, des juristes et des scientifiques impulsés par une ego d’une arrogance aveugle incroyable. Ce que nous les voyons faire, c’est affirmer qu’ils possèdent le droit de faire de nous leur proie en raison de lois naturelles corrélées aux relations proies-prédateurs dans le monde non-humain.  C’est un mensonge absolument flagrant et puant et c’est tout autant un acte criminel que tout autre crime qui ait jamais été commis. C’est un acte criminel que d’enseigner cela et c’est un acte criminel de perpétrer ce mensonge dans la conscience des êtres humains.

Le temps est venu de renverser les rôles! Et le temps est venu de faire voir à ces prédateurs intra-spécifiques comment la relation proie-prédateur dans notre espèce fonctionne vraiment! Ainsi pour conclure cette causerie, permettez moi de souligner que l’espèce humaine est exceptionnelle parmi les animaux dans la symbiose Gaïenne eu égard à deux aspects. Le premier aspect, c’est que nous n’avons pas de proie pré-sélectionnée (ce point est élaboré dans les deux essais “La chasse aux prédateurs est ouverte” à la fin de l’ouvrage). Les êtres humains peuvent s’installer dans toutes les parties du monde. Ils peuvent vivre dans les montagnes, au bord de la mer, sur la mer, dans tous les types de climats. Et dans tous ces climats, ils peuvent chasser toutes les espèces qu’ils y trouvent qui leur pourvoient la nourriture, le couvert, des vêtements, etc… Nous utilisons leur peau, leurs os, nous les mangeons… Nous sommes l’unique espèce sur cette planète capable de chasser toutes les autres espèces. Pourquoi? Parce qu’un rôle nous a été assigné dans l’expérimentation divine sur cette planète, un rôle tel que nous participions dans cette symbiose proie-prédateur sans programme instinctuel qui définisse une proie pré-sélectionnée.

Le second aspect, c’est que nous n’avons pas de proie pré-sélectionnée, assurément, à l’exception d’un seul cas. Et c’est dans ce cas précis que l’éthique Gaïenne intervient en renversant absolument les rôles et en donnant aux prédateurs intra-spécifiques, en notre sein, une grosse, une très grosse dose de leur propre médecine. Et c’est dans ce cas précis que nous avons la responsabilité de prendre conscience que la neutralisation des prédateurs intra-spécifiques au sein de l’humanité requiert un acte moral. Cette neutralisation requiert l’émergence de chasseurs qui vont pourchasser, délibérément et intentionnellement, les prédateurs qui sévissent au sein de l’espèce humaine.

Ces prédateurs intra-spécifiques sont convaincus qu’ils sont les dominateurs pour la bonne raison qu’ils sont déments. C’est ce qu’ils ont besoin de croire pour continuer à perpétuer leur jeu de contrôle. Et ils sont eux-mêmes absolument hors contrôle. Ce qu’ils doivent maintenant réaliser, c’est qu’une fois qu’ils sont identifiés, une fois que les psychopathes déments et criminels au sein de notre société sont identifiés, les règles du jeu sont complètement changées. Pour tout un chacun qui possède le sens moral et le courage pour ce jeu. Il nous faut tout d’abord identifier les psychopathes: les financiers globaux qui ruinent tous les peuples de la planète; les dirigeants et les propriétaires des multinationales qui systématiquement et intentionnellement empoisonnent la biosphère terrestre; les dirigeants des multinationales de la médecine et de la pharmacie qui promeuvent des programmes permettant de garantir que les cancers et autres pathologies ne puissent pas être éradiqués, des programmes permettant de supprimer les cures de ces maladies; les dirigeants et les propriétaires des médias qui corrompent le dialogue social en propageant des mensonges délibérés et de la manipulation. Tous ces psychopathes constituent le noyau dur de la bande de prédateurs que nous apprenons à identifier.

Et lorsque nous avons identifié ces prédateurs, nous pouvons leur déclarer la chasse ouverte. Au lieu de les laisser prendre l’entièreté de l’espèce humaine comme proie, ce qu’ils pensent être leur droit divin, certains membres de notre espèce humaine vont prendre la responsabilité de les chasser, de sélectionner ces prédateurs afin de les éliminer. Et cela constitue un cas exceptionnel dans notre espèce et un fondement unique de l’éthique Gaïenne: à savoir la reconnaissance de la nécessité d’ouvrir la chasse aux prédateurs pour permettre la survie de la totalité de l’espèce et également pour donner aux êtres humains, qui vivent dans le monde d’aujourd’hui, la chance de bénéficier d’une société harmonieuse et équilibrée en laquelle ils puissent coopérer, vivre dans l’aide mutuelle, vivre ensemble dans la joie, solutionner leur différents paisiblement et, tout simplement, continuer à vivre. Nous n’aurons pas cette opportunité tant que les prédateurs intra-spécifiques nous auront sous leur coupe avec leur programme de crimes, de guerres, de sciences frauduleuses, d’arnaques financières, de corruption, de mensonges médiatiques et ainsi de suite. C’est le challenge auquel nous devons faire face. Et je suis convaincu que nous verrons poindre un renversement de situation dans ce challenge, durant l’année 2012, un renversement de situation potentiellement synchronisé avec le mois d’août lorsque le périgée de la lune rencontre le fléau de la Balance.

Si mon intuition est correcte, et si j’ai conduit ce processus dans la bonne direction avec la syntaxe adéquate, je dirais que nous bénéficions d’une immense opportunité d’opérer un virage très radical dans les affaires humaines, et ce virage se manifestera par la focalisation du mental humain, de la conscience sociale collective, sur un facteur particulier, sur une réalisation particulière: ceux qui suivent l’idéologie de la domination, qui adoptent le paradigme Darwinien frauduleux, le paradigme de la survie des plus adaptés, ce sont eux-mêmes qui sont inadaptés. La grande tragédie, et la grande perversion, de la vie dans notre monde d’aujourd’hui au 21 ème siècle, c’est que la société est conduite, sur tous les fronts (l’éducation, la finance, le gouvernement, l’armée, les medias…) par les spécimens les plus inadaptés de notre société.

Nous sommes conduits par les inadaptés, nous sommes menés par ceux qui sont inadaptés à la survie et qui ne peuvent accéder aux positions de contrôle et de pouvoir que parce qu’ils manipulent, que parce qu’ils mentent, que parce qu’ils ont recours au meurtre et à l’extorsion. Ils ne pourraient jamais accéder autrement, de manière juste, à ces positions de pouvoir. Dans toutes les sphères de la vie d’aujourd’hui, que cela soit la finance, les loisirs ou le gouvernement, il n’existe absolument aucune personne au pinacle du pouvoir – en fait dans l’illusion du pouvoir mais néanmoins l’illusion fonctionne – et en position d’exercer une autorité qui ait accédé à une telle position de manière honnête ou légitime. Les psychopathes occupent ces positions parce qu’ils sont inadaptés et parce qu’ils utilisent un système de tromperie et d’extorsion que les inadaptés doivent utiliser – qu’ils sont forcés d’utiliser – parce qu’ils ne peuvent pas plus rivaliser équitablement et harmonieusement avec autrui qu’ils ne peuvent coopérer équitablement et harmonieusement avec autrui.

Et donc, aujourd’hui, ce que nous percevons dans l’effondrement de 2012, ce n’est pas la survie des plus adaptés mais c’est la phase terminale de la domination des inadaptés.