Suggestions de lectures et de recherches pour la Passion de la Terre

Mes suggestions de lectures et de recherches sur la théorie Gaïa, l’écologie profonde, les Mystères Païens et la vision Sophianique des Gnostiques se déclinent en neuf catégories avec de brefs commentaires. Dans la plupart des cas, les maisons d’édition peuvent être trouvées sur internet. A quelques exceptions près, j’ai exclu les ouvrages académiques, réservés aux experts, en faveur de lectures plus aisées et plus accessibles. Les catégories de 4 à 9 présentent des écrits contemporains non-Gnostiques que j’estime être bénéfiques dans l’approche des Mystères et de la théorie et pratique de la Gnose. Lire plus

Glossaire de la Passion de la Terre

Actionnel. Terme proposé pour le caractère inné des processus cosmiques dans l’expérience humaine et dans les dynamiques psychologiques. Pour affirmer le fait que l’effet de miroir entre le cosmos et le mental est une action réelle, interactive et mise en oeuvre, non pas un reflet statique ou passif et non pas simplement une métaphore ou une correspondance symbolique. Lire plus

Notes pour La Passion de la Terre

Première Partie: Conquête et Conversion

Chapitre 1: Le Meurtre d’Hypatia

1. Socrates Scholasticus, History of the Church (London: Henry G. Bohn, 1903).

2. John, bishop of Nikui, Chronicle 84.87–103. In Alexandria: A Journal of the Western Cosmological Traditions 2, ed. David Fideler (Grand Rapids, MI: Phanes Press, 1993). Lire plus

Chapitre 26. Le Sens Païen de la Vie

Si la race humaine espère survivre, dans le proche futur, il lui faudra vivre selon les voies de Gaïa, et non plus sous l’emprise de la démence et de l’égoïsme obstinés dans lesquels elle se complaît. Mais que savons-nous, pour l’instant, des voies de Gaïa? Lire plus

Chapitre 25. L’Écologie Sacrée

Pour qu’un espoir réel de recouvrer et de faire revivre la Gnose puisse exister de nos jours, il nous faut examiner attentivement les problèmes inhérents à l’Age des Poissons, que les Telestai ne furent pas capables, ou qu’ils n’eurent pas l’opportunité, de résoudre. L’écologie profonde peut assurément puiser la dimension mythique et spirituelle, dont elle est dépourvue, dans la vision Sophianique des Mystères – c’est du moins les prémisses de cet ouvrage. Je ne peux pas prévoir comment cela va se passer, ou même si cela va se passer, mais je peux offrir une esquisse des conditions requises pour sa réalisation. La Gnose n’est pas une religion mais on pourrait très bien, cependant, la caractériser comme une trinité sacrée: Gaïa, les autres espèces et l’Anthropos. Chaque aspect de cette trinité soulève la question fondamentale de notre vision de la vie, en tant qu’êtres humains. En d’autres mots, la trinité implique trois perspectives: notre vision de Gaïa, la planète vivante; notre vision de toutes les espèces, à l’exception de nous-mêmes, et incluant toutes les entités microbiennes et moléculaires; et la vision de notre espèce propre. Il nous faut arriver à une formulation claire de ces trois perspectives afin de prendre en compte les problématiques que les Telestai n’ont pas pu résoudre. Je propose d’examiner ce processus, non pas comme une corvée peu enthousiasmante d’aborder des problèmes ésotériques et exaspérants mais comme une aventure dans laquelle nous sommes invités à nous engager afin de recouvrer la vision Sophianique. Lire plus

Chapitre 24. La Mystique de la Déesse

«Nous sommes les enfants du Judéo-Christiannisme, de l’Islam, du Néo-Darwinisme ou de toute autre religion. Ces religions sont des absurdités non seulement parce qu’elles sont confuses mais parce qu’elles mettent en péril notre relation à la Terre et à nos compagnons planétaires non-humains. Les fondements culturels de notre éducation nous empêchent de percevoir la Terre comme un organisme planétaire.» (Lynn Margullis. “Slanted Truths”. 1997)296 Lire plus

Chapitre 23. La Connexion Espèce/Soi

Revenons pour un moment à un événement spectaculaire du Mythe de Sophia. Après la conversion de l’Etoile-Mère, Sophia se sent plonger rapidement dans la densité. De par la capture, par le système solaire, de la Terre émergente, la planète est de plus en plus soumise à la pesanteur, à l’électro-magnétisme et à d’autres lois totalement inconnues de la Déesse. La vélocité de ses courants de haute porosité s’atténue et son corps de Lumière Organique s’estompe en une substance proche de la nature d’une douce perle de plomb, le germe du coeur de nickel du globe terrestre. Dans la confusion et le chagrin, Sophia se métamorphose progressivement en la planète Terre. Lire plus

Chapitre 22. L’Imagination Divine

Si les Mystères sont l’antique racine pivot de l’écologie profonde, comme je le suggère, nous pouvons peut-être maintenant tenter d’évaluer la profondeur à laquelle cette racine s’enfonce. Elle s’enfonce à la fois dans les profondeurs du temps et dans les profondeurs de la psyché, dans la structure psychique de l’humanité. Dans “Sacred Pleasure”, Riane Eisler écrivit: «Afin de prendre conscience de ce qui ne peut pas être perdu, il est nécessaire d’appréhender ce qui a été réellement perdu.» Ce paradoxe s’applique au Gnosticisme de façon précise et poignante. La racine qui s’enfonce si profondément, la sagesse qui est enracinée si fermement dans la vie de l’âme de l’espèce, ne peut pas avoir été éradiquée. L’effort déployé pour la détruire a généré le drame de douleur et d’injustice le plus durable et le plus violent que l’humanité ait jamais connu mais la magnitude même de cet effort témoigne de la force et de la profondeur de la sagesse native. Lire plus

Chapitre 21. Le Dévoilement du Mal

Dans leur plaidoyer contre la religion rédemptionniste, les Gnostiques firent une révélation étonnante quant à ses origines, la source supramondaine du salut. Les partisans des trois credos Abrahamiques croient tous que leur religion procède de Dieu le Père et qu’elle fut transmise par une lignée d’émissaires mâles: Abraham, Moïse, Jésus, Paul et Mohammed. Comme nous l’avons vu, les Gnostiques avaient des choses très étranges à raconter concernant cette présomption. Pour de nombreux contemporains, le scénario des Archontes, et la menace d’une intrusion extra-terrestre, seront certainement les aspects les plus contestables des enseignements Gnostiques, et il se peut qu’ils fournissent un prétexte pour rejeter la vision Gnostique du monde comme un non-sens superstitieux, pour ne par dire de la démence pure. Lire plus

Chapitre 20. Au-delà de la Religion

L’Empereur Romain et initié des Mystères d’Eleusis, Marc-Aurèle (121-180 EC) définit, de façon concise, l’essence de l’éthique Païenne: «La Nature a constitué des êtres rationnels pour leurs propres bénéfices mutuels, chacun devant aider ses compagnons pour leur propre valeur, et en ne leur portant préjudice d’aucune manière». Ses Méditations sont un journal de réflexions philosophiques rédigées pendant que Marc-Aurèle vivait dans des campements lointains, sur les rives du Danube, afin de protéger l’Empire contre les invasions. Elles mettent en exergue la très grande valeur de la morale Païenne plus que tout autre document procédant de l’Antiquité. Marc-Aurèle consigne, en un langage simple et direct, le code d’honneur et de courtoisie de la société Païenne, incluant tout à la fois les esclaves et les empereurs. Lire plus

Chapitre 19. Un Message Unique d’Amour

La victime divine est un reflet pour l’humanité non pas de la solution à notre souffrance, et d’une voie pour la surmonter, mais de notre asservissement total, et consumant, à cette souffrance. Le mécanisme victimaire fonctionne parce qu’il fait apparaître la force de la souffrance plus puissante que la force de la vie elle-même. Lire plus

Chapitre 18. Le Bouc Emissaire Divin

En analysant pourquoi les Européens commirent un génocide et une destruction massive de la Nature dans le Nouveau Monde – un schéma historique qui n’est strictement pas révolu mais qui perdure furieusement, sur une échelle globale, avec les outils de destruction des multinationales qui sont maintenant en première ligne de l’offensive – j’ai tout d’abord stipulé que la relation victime-perpétrateur est opérationnelle dans le cours de l’histoire de la même manière qu’elle l’est dans des familles dysfonctionnelles. Nous avons vu que le complexe du rédempteur, le noyau dynamique de la croyance rédemptionniste, proclame la valeur rédemptrice de la souffrance d’une manière telle qu’il la légitime et qu’il la sanctifie même. En sus de tout cela, la relation victime-perpétrateur rend la souffrance extrêmement contagieuse. Lire plus

Chapitre 17. La Fin du Patriarcat

Le monothéisme commence avec un dieu qui hait les arbres.

«Vous détruirez tous les lieux où, dans les nations que vous posséderez, servent leurs dieux, sur les hautes montagnes, sur les collines, et sous tout arbre vert. Vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs statues, vous brûlerez au feu leurs idoles, vous abattrez les images taillées de leurs dieux, et vous ferez disparaître leurs noms de ces lieux-là.» (Deutéronome, 12:2-3). Lire plus

Chapitre 16. Une Gerbe de Blé Coupé

L’orateur Latin Cicéron, qui est réputé avoir été initié à Eleusis, écrivit: «Dans les Mystères, on apprend plus au sujet de la Nature que des Dieux» (Sur la Nature des Dieux, 1.42). Ayant placé le mythe de la Sophia Déchue au coeur de leur vision du monde, les initiés Païens se consacraient à la dimension surnaturelle de la Nature. Afin de maintenir leur état de communion vivante et réceptive avec la Déesse, et afin d’harmoniser leur mental avec les finalités transhumaines de Gaïa, ils se plongaient très souvent dans une immersion profonde et sensorielle avec la Nature. La méthode qu’ils utilisaient pour faire l’expérience de l’instruction suprême était conférée par la Déesse elle-même, tel qu’il est écrit dans l’hymne Homérique à Déméter: Lire plus

Chapitre 15. Le Chemin des Révélateurs

Sophia éprouva de nombreuses émotions lorsqu’elle se métamorphosa en Gaïa, la Terre vivante. Si vous voulez en avoir un aperçu, allez faire une promenade dans la Nature, dans la Nature sauvage. Voyez ce que vous ressentez – ou encore mieux, voyez avec vos feelings. Il est sûr que tout ce que nous allons ressentir, en présence de la Nature, ne correspond pas à ce que la Déesse ressentit lorsqu’elle se transforma en la planète, ou à ce qu’elle ressent maintenant, alors qu’elle s’est pleinement métamorphosée. Mais nous pouvons apprendre à ressentir précisément ce que la planète ressent. Nous pouvons bâtir une discipline de la pratique de la révérence et de la pratique du transsentir. Ce faisant, nous pourrons peut-être accéder à un sens altéré de l’humanité. Lire plus

Chapitre 14. L’Intercession Christique

Les sept premiers épisodes du Mythos de Sophia relatent ce qui arrive à la Déesse jusqu’au moment où elle se métamorphose en la Terre et où elle perd sa forme Eonique. Dans le huitième épisode, il se passe un autre événement décisif, relativement différent de ce qui a précédé, parce qu’il se manifeste après que la vie ait commencé à bourgeonner au sein de la biosphère de la planète émergente. Lire plus

Chapitre 13. La Passion de Sophia

La présence des Archontes dans tout le cosmos, et leur influence sur le mental humain, constituèrent la problématique centrale des initiés Gnostiques. Les gnostikoi Levantins étaient des experts dans la détection des forces déviantes et extrahumaines. En bref, c’étaient des parapsychologues; ou pour l’exprimer différemment, des détectives psychiques. C’étaient, en même temps, des cosmologistes accomplis. Rien de ce qu’ils voyaient dans le cosmos, aucune des merveilles qu’ils contemplaient en perception accrue – ou hyperception, comme on pourrait l’appeler – n’était éloigné ou exclu de la dimension humaine. Dans toutes leurs recherches et spéculations, ils se laissaient guider par un principe suprême: ce qui est à l’intérieur est comme ce qui est à l’extérieur. Lire plus

Chapitre 12. Le Dieu Dément

Dans un jaillissement spectaculaire de désir, l’Eon Sophia plonge du coeur galactique. Son aventure continue avec l’un des épisodes les plus étranges de la cosmologie de science-fiction des Gnostiques: l’émergence d’une espèce étrangère, extra-terrestre, les Archontes. Lire plus

Chapitre 11. Les Physiques du Temps de Rêve

L’histoire sacrée de Sophia commence à un moment du temps éternel et infini mais qui n’est pas le premier moment de la création de l’Univers. Ce terme Univers, avec une majuscule, fait référence à la totalité des galaxies dans la matrice infinie de l’espace-temps. L’Univers existe déjà lorsque l’histoire de Sophia commence et jamais n’a t-il été inexistant. Il n’existe pas de moment précis à son commencement et il n’y en aura jamais non plus pour sa fin. Il n’existe pas de big-bang dans la vision cosmique Gnostique ni dans ses contreparties Hindoue, Bouddhiste et Tantrique pour lesquelles l’émanation et le reflet constituent les principes dynamiques qui oeuvrent au travers du cosmos et au sein de la psyché humaine: l’émanation et non pas la création; le reflet et non pas la cause et effet. Le Fondement Eternel est immuable alors que l’Univers est intrinsèquement instable, dans un flux perpétuel de mouvements, de métamorphoses et de cycles. La Vie est un mystère de devenir sans fin et sans limites, un rêve vivant qui se meut constamment d’une scène à une autre, chaque événement en équilibre sur le moment éternel, le Maintenant. Lire plus

Chapitre 10. La Déesse Déchue

Les initiés, dans les cultes de la Grande Mère, passaient au travers d’une expérience sublime d’instruction, qui leur révélait, dans un état de conscience non ordinaire, les origines cosmiques de la vie sur Terre. Ils retournaient ensuite vers la vie ordinaire afin d’enseigner ce qu’ils avaient appris. Comme nous l’avons souligné au premier chapitre, G. R. S. Mead, un des premiers érudits et traducteurs d’avant la découverte des Codex de Nag Hammadi, écrivit que les initiés «avaient introduit tous les arts de la civilisation… ils étaient les instructeurs des sociétés naissantes. Ils enseignaient les arts, la nature des divinités, les mondes occultes, la cosmologie, l’anthropologie, etc.» En bref, c’étaient les éducateurs de l’ancien monde, les conseillers et les doyens des études classiques. Lire plus

Chapitre 9. Les Ecoles de Co-évolution

Les anciens témoignages se rapportant aux Mystères attribuent, constamment, la révélation de la Lumière Organique à la Déesse, personnifiée par Isis, Déméter ou la Grande Mère. Un instructeur du lignage d’Hypatia écrivit:

«Déméter scelle tout ce que nous avons vu et entendu par ses propres déclarations et manifestations, par des nuées de lumière étincelante et par des mers de nuages… et ensuite, finalement, la lumière de sérénité merveilleuse emplit le temple et nous contemplons les champs purs de l’Elysée et nous entendons les choeurs des Bénis. Le hiérophante devient alors le créateur et le révélateur de toutes choses, concrètement, et non pas seulement au travers d’interprétations philosophiques ou d’apparences extérieures.»150 Lire plus

Chapitre 8. Au Sein des Mystères

«L’institution des Mystères est le phénomène le plus intéressant dans l’étude de la religion. Selon la conception de l’antiquité, la religion, les secrets ou les mystères, par lesquels il était possible d’être initié, étaient source de connaissance; il existait un processus graduel de développement dans les choses religieuses; in fine, il existait une science de l’âme, une connaissance des choses occultes». G.R.S. Mead. Fragments of a Faith Forgotten.121

Les érudits, qui se spécialisent dans le Gnosticisme, évoquent rarement les “Mystères”. Lorsqu’ils le font, ils appliquent à cette expression une définition étroite: les Mystères étaient des rituels, émotionnellement chargés, célébrés dans les cultes Païens répandus au Proche Orient, en Egypte, en Grèce, durant l’ère Helléniste (de 320 à 30 avant EC). Cette caractérisation est correcte mais elle ne va pas assez loin. Lire plus

Chapitre 7. La Cache Égyptienne

Durant l’automne 1947, au moment même où les érudits de Jérusalem jetaient un premier regard sur les Manuscrits de la Mer Morte, l’Egypte était frappée par une épidémie sévère de choléra. Une alerte de santé nationale paralysa tous les voyages et bloqua, dans la capitale, Jean Doresse, un jeune Egyptologiste Français. Le quartier tombant en ruine, connu sous le nom de Fustat, situé au sud de la vieille ville, était autrefois une fortification sur le Nil construite par les Romains. Parmi ses trésors oubliés, le Musée Copte était alors sous la direction d’un érudit Egyptien dynamique nommé Togo Mina. Doresse, un spécialiste du langage Copte, rencontra Mina alors qu’il cherchait à passer le temps en attendant de pouvoir quitter le Caire pour explorer quelques monastères Coptes dans le sud, aux alentours de Thèbes. Lire plus

Chapitre 6. Le Transfert

En l’espace d’un siècle après la destruction de Jérusalem, le complexe du rédempteur Palestinien s’était répandu dans toute l’Europe via Rome.  Pour évangéliser les peuples Païens, l’image militante, pure et dure, du messie Zaddikite devait être déguisée sous une figure en apparence inoffensive, “le gentil Jésus, doux comme un agneau”. La démence messianique, qui avait secoué la Palestine pendant des siècles, était totalement étrangère à la psyché Européenne. Pour que le complexe messianique puisse être répandu en Europe et imposé aux peuples Indigènes, il fallait lui apporter quelques mutations supplémentaires, et plus particulièrement en ce qui concernait le troisième élément, le messie envoyé par le Père pour garantir le salut des quelques justes. Lire plus

Chapitre 5. La Folie Messianique

«Le Monastère [de Khirbet Qumran], cet édifice de pierre qui perdure, entre les eaux amères et les falaises vertigineuses, avec son four et ses encriers, son moulin et ses égoûts, sa constellation de fontaines sacrées et ses tombes sans ornements, est, sans doute plus que Bethléem ou Nazareth, le berceau du Christianisme».89 Lire plus

Chapitre 4. Le Culte du Juste

La ferveur rédemptionniste qui balaya toute l’Europe, à l’aube de l’ère Chrétienne, n’émergea pas de la conscience collective des divers peuples Indigènes qui y demeuraient. A l’instar de l’arrivée des colonialistes Européens dans le Nouveau Monde, cette ferveur se caractérisa par une intrusion unique, et sans parallèle, sur des terres natives. Les érudits aiment à comparer le Rédempteur Chrétien avec des dieux Païens tels que le Nordique Baldur, un “shaman aux arbres pendus” qui descendait dans le Monde Inférieur, ou Aengus, le dieu solaire de l’amour dans la mythologie Irlandaise; mais de telles comparaisons sont profondément perverses. Le Rédempteur de la Foi Judéo-Chrétienne n’existait pas dans les mythologies des peuples dont la participation au monde naturel était exempte d’un sens du péché. La vie psychique et imaginative des Indigènes Européens n’abritait rien de semblable au personnage surnaturel du Sauveur Divin qui allait se manifester dans la lointaine Palestine. Lire plus

Chapitre 3. La Conquête d’Europa

L’histoire de la domination Européenne commence avec Rome et il en est de même pour le triomphe du Christianisme. Il ne s’écoula qu’un millier d’années entre la fondation de Rome en 753 avant EC (selon l’historien Romain Varro) et l’an 200 EC lorsqu’un évêque de Rome fut officiellement proclamé le premier pape, portant le nom de Pontifex Maximus. Cela allait prendre environ un autre siècle avant que l’Empire Romain ne fusionnât formellement avec le nouveau credo rédemptionniste, le Christianisme Romain. Lire plus

Chapitre 2. Les Racines Païennes

Lorsque l’ouvrage “Enterre mon cœur à Wounded Knee: la longue marche des Indiens vers la mort” fut publié en 1971, le terme “génocide” n’était pas communément utilisé pour décrire les sévices que les Européens, qui arrivèrent après 1492, avaient fait subir aux cultures tribales de l’Amérique du nord. L’ouvrage pionnier de Dee Brown se focalisa sur la trahison et le massacre des tribus Indigènes, à l’ouest du Mississippi, et il attira l’attention du monde entier sur l’épreuve historique endurée par tous les Amérindiens. Il mit en exergue que le qualificatif de génocide, «le meurtre délibéré d’un groupe culturel ou racial» (Penguin Dictionnary) pouvait certainement être appliqué à la politique et aux actions menées par les Européens qui colonisèrent l’Amérique du nord et, par extension, aux politiques et aux actions similaires menées en Amérique centrale et en Amérique du sud, telles que la conversion forcée de tribus Mexicaines (Zapotèques, Aztèques, Mayas et bien d’autres) et la destruction intégrale de leur littérature sacrée. Aujourd’hui, génocide est accepté comme le substantif correct et adéquat pour décrire certains aspects de ce qui a longtemps été appelé, et souvent en termes laudatifs, “la conquête du Nouveau Monde”. Lire plus

Chapitre 1. Le Meurtre d’Hypatia

Par un jour de printemps de l’an 415, une noble femme Païenne émergea du hall de conférence, attenant à la grande Bibliothèque d’Alexandrie, et demanda qu’on lui emmène son char dans l’intention de retourner chez elle. Bien qu’il existât à Alexandrie, à cette époque, de nombreuses femmes Païennes de bonne éducation, et de couches sociales élevées, Hypatia, ainsi qu’elle était appelée, était l’une des quelques femmes à posséder et à conduire son propre char. La population locale avait l’habitude de voir Hypatia arrêter ses chevaux et descendre de son char pour converser chaleureusement avec les gens de la rue ou pour débattre de questions philosophiques avec quiconque souhaitait échanger avec elle. Son ouverture d’esprit, ainsi que son attitude élégante et aimable, lui avaient valu l’admiration et l’affection de la population d’Alexandrie. Lire plus

Introduction. Plaidoyer pour l’Émerveillement

«Lorsque les êtres humains sont dépourvus d’un sens adéquat de la révérence, quelque terrible destin leur adviendra de l’univers entier» (Tao Te Ching, 72)

La destinée est à l’oeuvre selon des voies magnifiquement excentriques. Il pourrait être dit que l’ouvrage, que vous tenez entre vos mains, a été un jour rédigé parce que, dans son enfance, l’auteur avait des dents de lapin. Lire plus