La Kundalini et la Force Extraterrestre Pratiques Gnostiques et Tantriques de Sexualité Sacrée

L’exploration du Gnosticisme peut s’avérer être l’une des recherches les plus révélatrices de notre époque et c’est certainement, aussi, l’une des plus ardues. Depuis que les Gnostiques ont été éradiqués, au 4ème siècle, la désinformation à leur sujet s’est répandue comme une traînée de poudre. Il n’existe pas de présentation claire et cohérente de la vision Gnostique que ce soit dans la matière ténue qui a survécu ou dans les travaux modernes des érudits. Pour ajouter à la confusion, les Gnostiques étaient des initiés dans les Ecoles des Mystères et ces initiés étaient liés par un voeu de silence concernant de nombreux sujets qu’ils expérimentaient – mais, heureusement, pas tous les sujets.

 

Connaissance Somatique

Un des sujets les plus délicats des études Gnostiques est la problématique des pratiques sexuelles: en avaient-ils ou n’en avaient-ils pas. Selon certains commentaires, les Gnostiques étaient des ascétiques rejetant le monde comme étant la fabrication d’un pseudo-créateur, Jéhovah, qu’ils identifiaient à une déité extraterrestre ou à un Archonte. Il est maintenant unaniment reconnu que l’accusation de “rejet du monde” ne peut pas être sincèrement adressée aux Gnostiques: cette accusation devrait être même réellement portée à l’encontre des idéologues Chrétiens qui imputèrent, faussement, une haine du corps aux “hérétiques”, détournant ainsi sournoisement l’attention de leur propre répulsion vis à vis de la Nature et vis à vis de l’incarnation humaine.

Un érudit du Gnosticisme, M. A. Williams, a consacré un ouvrage entier à réfuter, et parfois même à inverser, la désinformation concernant les Gnostiques, leurs visions et leurs pratiques. Dans “Rethinking Gnosticism”, il déclare que, loin de mépriser le corps, il est beaucoup  plus probable que les Gnostiques croyaient que «précisément, on peut trouver dans le corps humain la meilleure trace visible du monde matériel» (page 117, la mise en gras est de son fait). A partir d’une analyse méticuleuse de références textuelles et d’un examen, ligne par ligne, des écrits polémiques des Pères de l’Eglise contre le Gnosticisme, Williams conclut que «les clichés familiers au sujet de la haine Gnostique de, du mépris de, ou de l’hostilité pour le corps faillissent totalement en tant qu’interprétation de ce que ces sources ont généralement à dire au sujet de cette question» (page 137). Willliams affirme que les Gnostiques étaient profondément engagés dans la guérison d’eux-mêmes et d’autrui et «beaucoup plus optimistes quant à ce qui pouvait réellement être réalisé pour transformer l’expérience somatique» que leurs opposants (page 137, la mise en gras est de son fait).

Selon certains commentaires, qui sont généralement condamnatoires, les Gnostiques pratiquaient des orgies rituelles qui impliquaient l’ingestion de fluides sexuels en tant que substances sacramentales. Le récit de loin le plus scandaleux, de ce type, émane d’Epiphanius (376-403), un chasseur d’hérétiques qui infiltra le culte Ophite des “adorateurs de Serpents”. Il rapporta que les Ophites:

«vénèrent le Serpent parce que Dieu en a fait la source de la Gnose de l’humanité. Yaldabaoth [le nom Gnostique pour Jéhovah, le faux dieu créateur] ne voulait pas que l’humanité conserve le souvenir des Générateurs (Eons), les Mères Cosmiques et les Pères Cosmiques de très haut. Ce fut le serpent qui, en les tentant, amena la Gnose à nos parents; qui enseigna aux premiers êtres de notre genre la connaissance intégrale des mystères de très haut» (cité par Jean Doresse dans “Les Livres secrets de l’Egypte”).

Ici, typiquement, le mythe Gnostique inverse la tradition Judéo-Chrétienne: le serpent dans l’Eden est un bienfaiteur et non un malfaiteur. Comment considérer ce passage en référence à la description par les Gnostiques d’extraterrestres sinistres, les Archontes reptiliens, qui s’insinuent dans l’humanité? Les reptiliens prédateurs représentent-ils simplement le côté ténébreux d’une autre force serpentine qui oeuvre pour notre bien? C’est une problématique épineuse. Il semblerait que la réponse repose dans la nature réelle des pratiques sexuelles des Gnostiques.

 

Magna Mater

Il n’y a aucun doute quant au fait que certaines communautés Gnostiques étaient ascétiques et avaient opté pour une abstinence totale de relations sexuelles. C’est le cas, par exemple, du groupe qui produisit la matière transmise par transe et connu sous le nom de “Livres de Ieou” (ne faisant pas partie des Codex de Nag Hammadi), un recueil hétéroclite d’enseignements sur l’après-vie. Ce groupe Gnostique considérait qu’il avait la responsabilité sacrée de préserver la connaissance ésotérique concernant les “Trésors de la Lumière” et concernant les “Receveurs”, des entités et des guides spirituels bienveillants que nous rencontrons au moment de notre mort. La matière ésotérique dans les “Livres de Ieou” inclue une courte diatribe à l’encontre des autres groupes qui pratiquent la magie sexuelle. Apparemment, la continence était nécessaire aux gardiens de Ieou pour connaître ce qu’ils connaissaient. Cette diatribe d’une communauté Gnostique à l’encontre d’une autre communauté Gnostique est exceptionnelle dans tous les textes Gnostiques qui ont survécu.

En sus de la déconstruction méticuleuse, par Williams, du rejet du monde (“dualisme anti-cosmique”) attribué aux Gnostiques, j’ai argumenté en termes beaucoup plus essentiels que la vision Gnostique de la vie – étant strictement centrée sur Sophia, la divinité incarnée en la Terre – ne pouvait pas avoir encouragé ou entretenu le mépris du monde matériel, le royaume des sens, et le mépris du corps humain. Tout ce que les Gnostiques pensaient et enseignaient était fondé sur une communion vécue avec la déesse Sophia, dont le nom signifie sagesse. Cela était vrai des Mystères, en règle générale, et des adeptes Gnostiques, en particulier. Sophia était une version Gnostique de la Magna Mater, la Grande Mère qui était adorée dans de nombreuses religions antiques. Même les Pères de l’Eglise, qui condamnaient les Gnostiques comme des haïsseurs du monde, affirmaient que les Mystères, dans toute leur diversité, étaient unanimes quant à la consécration des initiés à la Grande Mère.

Les historiens de la religion s’accordent sur le fait que la spiritualité Païenne impliquait une sexualité sacramentale, des orgies, et des rites de consécration par un yoga sexuel (sur le personnage de Marie-Madeleine en tant qu’adepte du sexe sacramental, voir mon essai sur le site de Liberterre: “Celle qui oint”). Les communautés Tantriques de l’Inde présentent un parallèle étroit avec les Ophites – si étroit en fait que le rapport d’Epiphanius pourrait tout ausi bien s’appliquer aux Tantriques. Les Tantriques (ou Tantrikas comme ils sont plus adéquatement appelés) sont des mystiques qui, par leurs pratiques, éveillent le “pouvoir du Serpent”, la Kundalini, une force cachée dans le corps humain, afin de réaliser la conscience cosmique et d’éveiller les siddhis, des facultés occultes. Il est plus que probable que les Gnostiques, dans leurs pratiques d’orgies sexuelles, partageaient les mêmes buts.

Il est donc clair que le serpent mythique adoré par les Ophites ne peut pas être identifié avec les prédateurs reptiliens décrits dans les textes Gnostiques et dans les Manuscrits de la Mer Morte. Plus probablement, le serpent Ophite n’est pas seulement une version mythique du serpent de l’Eden mais il est aussi identique à la Kundalini, le pouvoir du serpent qui réside à la base de la colonne vertébrale dans l’anatomie humaine. Cela étant, les orgies sexuelles parmi les Gnostiques n’étaient pas simplement pour le plaisir et la jouissance (bien qu’ils ne les auraient pas vraiment exclus!). Ils adoraient la force surnaturelle qui résidait en leurs propres corps. En fait, le mot “orgie” vient du Grec orgia qui signifie tout simplement “travail, activation”. L’orgia du pouvoir du serpent était un rite d’activation de la Kundalini dans les pratiques Gnostiques tout autant que dans les pratiques Tantriques.

“L’Evangile de Philippe” contient le passage scandaleux qui décrit Jésus donnant un baiser sur la bouche de Marie-Madeleine. C’est aussi le texte des Codex de Nag Hammadi qui offre la description la plus explicite de l’orgia sexuelle, mais dans un langage symbolique, ou un jargon d’initié, si vous préférez. Le texte affirme que tout le mal présent sur Terre procède du conflit entre les sexes mais que ce problème peut être résolu par un rite corporel de ré-union. (Voir le commentaire du traducteur, Wesley W. Isenberg, dans “The Nag Hammadi Library in English”, 1990, page 139). L’acte d’union sacramentale se déroule dans une “chambre nuptiale” appelée le nymphion; mais il est également possible que cela soit cet acte qui produise le nymphion. Le rituel implique la lumière, et la Kundalini est également associée avec un doux rayonnement de lumière de couleur d’un blanc laiteux qui génère une décharge électrique d’extase dans la colonne vertébrale. Le texte dit implicitement que cette lumière voile et protège les partenaires unis dans un accouplement sexuel sacré:

«Les puissances extraterrestres ne voient pas ceux qui sont vêtus de cette lumière parfaite et elles ne sont donc pas capables de les capturer. Grâce au rite de l’union sacramentale, on est enveloppé par cette lumière». (“Evangile de Philippe”, passage 70).

Nymphion était un terme codé pour désigner la cellule de lumière ou l’aura de protection générée par l’union sexuelle. Au sein de la cellule, les initiés surmontent l’influence des Archontes qui engendrent l’erreur en notre mental et qui menacent de prendre possession de notre corps – bien qu’il faille ajouter que les Gnostiques insistaient sur le fait que la menace d’intrusion au niveau du corps physique est exagérée par les Archontes eux-mêmes afin de nous faire croire qu’ils possèdent plus de pouvoir sur nous qu’ils n’en ont réellement! Une telle erreur concerne la résurrection:

«Ceux qui disent qu’ils mourront avant de s’élever sont dans l’erreur. S’ils ne reçoivent pas la résurrection tout d’abord pendant qu’ils vivent, ils ne recevront rien lorsqu’ils meurent» (“Evangile de Philippe”, passage 72).

Cela constitue un enseignement Gnostique fondamental, affirmé de telle façon à réfuter les croyances Judéo-Chrétiennes quant à la survie après la mort, croyances auxquelles s’accrochent précieusement des centaines de millions de personnes, de nos jours, mais qui étaient considérées par les Gnostiques comme des notions illusoires introduites dans notre mental par la force extraterrestre, les Archontes. Cet enseignement transmet également un message clair quant à notre capacité de pénétrer profondément dans les mystères biologiques de la Nature, car il stipule que nous pouvons faire l’expérience de la résurrection avant notre mort. Cette affirmation possède, bien sûr, de nombreux corollaires dans les enseignements Asiatiques du Tantra. Dans les traditions Hindoues et Tibétaines, les yogis de très haut niveau sont dits avoir réalisé la régénération intégrale de leurs corps et être ressuscités; ainsi, lorsqu’ils meurent, ils ne meurent pas normalement. (Voir, par exemple, les récits légendaires dans “Les Maîtres de la Grande Perfection” de Tulku Thondup.)

Plus on considère le parallèle entre, d’une part, le Gnosticisme et, d’autre part, le Shivaïsme, le Tantra Hindou, le Bouddhisme Tantrique et le Dzogchen, plus il semble probable que certains Gnostiques étaient des mahasiddhas, des yogis de très haut niveau, en raison de leur maîtrise du pouvoir du serpent. La technique d’illumination psychosomatique, par l’éveil de la Kundalini, n’était pas spécifique au Gnosticisme mais elle siégeait, par contre, au coeur de ses pratiques. Dans “Shiva et Dionysos”, Alain Daniélou présente des parallèles étroits entre les cultes Grecs de l’extase, dédiés à Dionysos, et les cultes indigènes Dravidiens de Shiva, dans le sud de l’Inde.

Citant le récit du témoignage direct d’Epiphanius sur les orgies sexuelles, Daniélou remarque que les enseignements Gnostiques sur la magie sexuelle «sont très proches de la notion de Shivaïsme» (page 223). De la même manière, Sir John Woodroffe, le grand exposant du Tantra Hindou en Occident, compare directement le culte Gnostique de la Magna Mater à l’adoration Tantrique de la Devi Shakti, la “Mère Pouvoir”. Il dit que dans les anciens Mystères, tout comme dans les cultes Tantriques de l’Inde, la finalité des rites sexuels était d’éveiller les forces divines dans le corps:

«Une ancienne caractéristique de cette foi [le Tantra], et qui appartient aussi aux anciens Mystères, est la distinction qu’elle fait entre l’initié dont la Shakti est éveillée (Pré-Bouddha) et le Pashu, la personne “animale” ou non illuminée, ou comme les Gnostiques les appelaient, les “matérialistes”. La Naturel, qui est la manifestation de la Mère de la Nature et le Spirituel, ou la Mère en tant qu’elle est dans et par Elle-même, sont un, mais seul l’initié reconnaît vraiment cette unité» (“Shiva et Shakti”, page 88).

Dans ce passage, Sir John Woodroffe clarifie comment l’Eon Sophia, identique à la Mère de la Nature, est à la fois incarnée dans le monde naturel et pas vraiment incarnée «en tant qu’elle est dans et par Elle-même» parce que Sophia reste un Eon du Plérome même si Elle s’est métamorphosée en la planète Terre. De telles affirmations n’émanent pas de spéculations intellectuelles mais d’une expérience directe et vécue des puissances cosmiques mêmes qui sont décrites.

 

Le Sexe et la Mort

Dans son exposé des parallèles Gnostiques-Shivaïtes, Daniélou décrit les facultés de perception supérieure acquises par l’activation du pouvoir du serpent. Elles sont appelées siddhis, “réalisations” et ceux qui les réalisent sont appelés siddhas ou mahasiddhas. Le siddha Asiatique est la contrepartie exacte de “l’adepte” dans les Ecoles de Mystères. Le mot adepte vient de la racine Latine adipisci-, “réaliser, toucher, atteindre”. Le mot adepte est étroitement corrélé au mot aptitude; les adeptes étaient ainsi des femmes et des hommes possédant des aptitudes spéciales. Lors de la rencontre entre Marie-Madeleine et Jésus dans le jardin, le matin de Pâques, le rédacteur de l’Evangile fait dire à Jésus, Me mou aptou, généralement traduit comme «ne me touche pas». Mais dans le refaçonnage Gnostique de cet incident, il pourrait aussi avoir dit, «tu peux me voir, mais tu ne peux pas m’atteindre tant que tu n’as pas réalisé cet état par toi-même», s’il était véritablement un maître Gnostique apparaissant dans le corps docétique, ou corps spectral, ainsi que certains maîtres Gnostiques le revendiquaient. Le corps spectral des Gnostiques est appelé dans le Bouddhisme le Nirmanakaya.

En décrivant les réalisations yogiques des mahasiddhas Shivaïtes, Daniélou cite un texte Tantrique, le “Samkhya-Karika”:

«Le yogi qui a atteint les siddhis acquiert ainsi des pouvoirs similaires à ceux des dieux. Ce sont essentiellement le pouvoir de la vision et le pouvoir de la connaissance, c’est à dire, l’omniscience, ainsi que des siddhis subsidiaires (kriyashaktis) qui sont au nombre de neuf» (pages 94/95).

Parmi les siddhis déclinés, se trouve la faculté de percevoir au niveau microscopique ou moléculaire, la faculté de se téléporter et la faculté de lire le mental d’autrui. Les adeptes des Mystères ne pouvaient que développer ces facultés et les appliquer dans leur travail d’enseignement et d’apprentissage avec les néophytes. En raison de leur très grande expertise du sujet de l’intrusion des Archontes, il est probable que les Gnostiques ne pouvaient que développer les facultés requises non seulement pour détecter la force extraterrestre mais aussi pour lui résister. Pour empêcher les “pirates Archontiques” de capturer le corps (ibidem, Williams, page 137), ils ne pouvaient que développer tout un arsenal de tactiques défensives et immunologiques. Les études modernes de la Kundalini mettent en exergue ses effets quant à l’activation du système immunitaire – ou “consolidation de l’aura” en termes Nouvel-Age.

Dans les pratiques Gnostiques, une rencontre extatique avec la divinité avait lieu dans une sorte de cellule hermétique, ou une aura sacrée, appelée la “chambre nuptiale”, ou nymphion. L’écrivain Grec Pausanius, qui était extrêmement prudent de ne pas dévoiler des secrets relatifs aux Mystères, utilise le mot nymphion; cela signifie donc que ce mot ne semblait pas spécifique aux sources Gnostiques. Malgré l’éradication d’innombrables documents, particulièrement ceux qui auraient pu décrire des rites sexuels, il existe d’amples évidences textuelles selon lesquelles les pratiques Gnostiques menant à la “divinisation” des participants impliquaient un acte d’accouplement sexuel sacramental dans le nymphion. «Maintenant, la lumière est dans le chrisme (le fluide de l’onction)» (“Evangile de Philippe”, passage 69). Dans les enseignements Tibétains, l’expérience mystique ultime de la “Lumière Blanche” se manifeste uniquement à notre mort et juste durant un moment fugace pour ceux qui n’ont pas réalisé la capacité de maintenir la Lumière dans leur attention. Mais selon des témoignages Gnostiques, il semble que cette expérience puisse être réalisée selon divers modes. Par l’entremise du sexe ou de la mort, sans aucune différence.

“L’Evangile de Philippe” célèbre l’union mystico-érotique dans la chambre nuptiale comme le plus sacré des rites grâce auquel les initiés sont «engendrés par le Christos en deux». Cet acte est rigoureusement distingué d’une relation sexuelle ordinaire:

«Tandis que dans ce monde, l’union est entre l’époux et l’épouse… dans l’éon, la forme de l’union est différente. [Cela est possible parce que] Christos vint pour réparer la séparation qui procédait de l’origine, et pour unir de nouveau les deux, et pour donner la vie à ceux qui moururent à la suite de la séparation».

Le Christos dans ce passage n’est pas le Christ des doctrines Pauline et Johannine, ni le Fils incarné de Dieu. Dans le jargon Gnostique, le Christos est l’Eon couplé avec Sophia, sa contrepartie cosmique mâle. Dans la foi Chrétienne, le sang du Dieu/homme Jésus donne la vie à l’humanité et guérit notre séparation de Dieu le Père; pour les Gnostiques, tout cela n’était que des notions illusoires qui imitent et pervertissent la vérité. Dans le sacrement sexuel Gnostique, la béatitude de l’homme et de la femme, joints en une union sacrée, constitue ce qui répare notre séparation de Dieu car les Dieux (Eons), qui sont dans la béatitude éternelle, sont également la source de la béatitude corporelle. L’extase des Dieux fait circuler le sang dans nos veines. L’union dans le sexe sacramental «donne la vie à ceux qui sont morts».

 

La Force Extraterrestre

Si la Kundalini est une force biologique, ainsi qu’il en est amplement attesté dans les écrits des investigateurs Occidentaux tels que Lee Sanella et Arnold Mindell, l’autre sorte de pouvoir du serpent doit être distinctement anti-biologique. Les Archontes sont dits envier l’humanité pour un certain nombre de raisons mais, principalement, parce que nous vivons dans le corps de leur Mère!! Selon le mythe Gnostique de création, les Archontes sont une espèce d’êtres inorganiques produits anormalement par l’impact de l’Eon Sophia sur la matière atomique, avant que Sophia elle-même ne se métamorphosât en la Terre. Ils sont appelés les Archontes, de archai, “antérieur, de l’origine”, parce qu’ils émergèrent avant le développement de la Terre et du Système solaire mais ils n’émergèrent pas directement du Plérome au contraire de l’humanité. (Sur l’émanation de l’Atu Kadmon, voir “La Promesse d’une Planète Solitaire”, troisième partie, et le “Mythe de Gaïa”, épisode 10. Ces essais sont présentés dans le premier volume de la collection Liberterre).

Dans leur tentative de s’imposer à l’humanité – tentative qui perdure depuis des millénaires – les Archontes ont recours à beaucoup de bluff et de bravades. Ils influencent notre mental de sorte à nous faire croire qu’ils peuvent faire beaucoup plus que ce qu’ils font réellement mais, de par cette croyance, nous leur abandonnons notre puissance, à notre insu – et il en résulte qu’ils nous possèdent parce que nous avons trahi nos propres facultés. C’est pour cela que les Archontes prétendent gouverner l’humanité et prétendent même avoir été nos créateurs ainsi qu’il est rapporté dans les tablettes cunéiformes des Annunaki, qui sont considérées comme véridiques par Zecharia Sitchin et de nombreux autres investigateurs sincères. Les Manuscrits de la Mer Morte, découverts en 1947, au moment même ou les Codex de Nag Hammadi furent initialement reconnus comme des documents Gnostiques rares, contiennent des récits explicites de menaces directes proférées par les reptiliens. Ainsi, dans le “Testament d’Amram”:

«Je vis des Guetteurs dans ma vision, la vision de rêve. Deux d’entre eux se battaient pour moi, disant… et tenant une grande discussion à mon sujet. Je leur demandai: Qui êtes-vous pour revendiquer du pouvoir sur moi? Ils me répondirent: Nous avons le pouvoir de gouverner sur l’humanité. Et ils me dirent, Lequel d’entre nous te possédera?. Je levai les yeux et je regardai l’un d’entre eux directement. Son apparence était mortellement terrifiante et sa peau était multicolore avec des écailles sombres et brillantes». (Manuscrits de la Mer Morte. 4Q542). (Note: les “Guetteurs” sont toujours identifiés avec les Annunaki dans les spéculations modernes concernant les ET/OVNI).

Comme je l’ai déjà expliqué sur ce site, un groupe Gnostique, qui s’appelait les Archontiques, s’était installé au sud de Qumran sur la Mer Morte. Doués de facultés de perception paranormale, telles que la vision éloignée, les initiés Gnostiques, qui avaient rencontré et repoussé les Archontes, observaient la présence persistante des reptiliens au sein du culte de la Mer Morte des Zaddikim. La “Première Apocalypse de Jacques” (NHL, V, 3), qui contient des descriptions de rencontres directes avec les extraterrestres reptiliens, avertit que «de nombreux Archontes demeurent en Jérusalem». Mais l’instructeur Gnostique ajoute, et c’est une intuition cruciale et caractéristique de la connaissance extrêmement sophistiquée des adeptes des Ecoles de Mystères, «Ces puissances ne sont pas tournées contre toi spécifiquement, elles sont tournées les unes contre les autres» (passage 27). Cette ligne non seulement corrobore les scénarios contemporains qui décrivent des conflits entre les extraterrestres qui sont parmi nous, mais elle indique aussi que leurs puissances sont plus engagées pour se batailler entre eux plutôt que de nous subjuguer.

Néanmoins, dans un certain sens, ils nous ont subjugués. Grâce à leurs tactiques subtiles d’intimidation véhiculées par des croyances erronées, les Archontes réussissent à nous faire abandonner nos facultés. Pour nous livrer à eux, de la façon la plus profonde, dans un acte terminal d’auto-effacement, il nous faudrait abandonner nos corps et abandonner les facultés cachées qui résident en nos corps. Les pratiques initiatrices Gnostiques étaient destinées à consolider notre incarnation par l’éveil de la Kundalini qui nous enracine à la Terre. Kundalini signifie petite (“ini”) Kundala, “le pouvoir serpentin ou spiralant”. La grande Kundala est le pouvoir serpentin de la Terre elle-même, les courants Erotiques tourbillonnants de Gaïa. Elle, la Terre Mère, est la force ambiante suprême qui maintient l’ADN configuré dans ses chaînes spiralantes d’acides nucléiques. Lorsque la Kundalini est éveillée, lors de rites sexuels sacrés ou par d’autres voies, elle enracine le corps humain consciemment dans le corps planétaire. C’est la finalité ultime du yoga de la Kundalini: non pas la fuite du corps, non pas la déification des participants, mais l’enracinement dans Gaïa, la Divinité de la Nature.

Dans le nymphion, les Gnostiques baignaient dans une luminosité extatique qu’ils estimaient rayonner de la Divinité, le Plérome des Eons, au travers de l’Eon Sophia qui est incarnée en la Terre. L’absorption de ces émanations effectue une guérison sexuelle et répare la rupture entre les sexes (“la division des genres”) qui se manifesta au niveau cosmologique lorsque Sophia réalisa son plongeon, en déchirant la matrice de l’Anthropos.

Le cosmos est guéri au travers de ce qui a été le plus profondément blessé, la sexualité humaine.

L’Eon Sophia, agissant en l’absence d’un consort, plongea du Plérome, mais c’est aussi Sophia, maintenant “enracinée” en Terre, qui reconnecte l’humanité à la Source cosmique. La forme de connexion la plus directe et la plus dynamique était réalisée dans le flux extatique de la Kundalini durant l’orgia sacrée. Ces rites étaient pratiqués pour protéger le cercle d’adeptes (la cellule Gnostique de seize mystai, illustrée ci-contre) des clowneries officieuses des Archontes. La Haute Immunité Archontique est peut-être ce dont avons besoin de nos jours, alors que nous sommes confrontés aux ravages de l’HIV sur la planète pour ne pas mentionner les moeurs sexuelles qui tombent en ruines. Avec une naïveté inhabituelle, Tobias Churton affirme que les Gnostiques pensaient que «la relation sexuelle est bonne pour votre développement spirituel». (“The Gnostics”, page 59).

«Car c’est par un baiser que les coeurs parfaits, les adeptes, conçoivent et donnent naissance. C’est pour cette raison que nous nous embrassons les uns les autres. Nous recevons une conception de notre humanité de la grâce que nous trouvons en chacun de nous…»

«L’amour spirituel est tout vin et parfums». (“Evangile de Philippe”).

Dans la version Gnostique de la Chute du Paradis, il n’existe pas de péché de la part de nos parents ancestraux. Ce n’est pas l’humanité qui chute, c’est Sophia, la déesse de la Sagesse. Le Serpent dans l’Eden est la Kundalini, un allié sublime pour l’humanité, et non pas un tentateur. Dans certains textes Gnostiques, le pouvoir du serpent est appelé “l’Instructeur”. C’est du serpent allié qu’Eve, la représentante ancestrale de l’espèce humaine, acquiert la connaissance secrète des Mystères.

«Ce fut le Serpent, qui en tentant Eve, a conféré la Gnose à nos parents».