Préface des Translations d’Andromède

Dans la galaxie Andromède, les poètes connus sous le nom de bardes de l’estuaire de la Mer de Wending préservent une version alternative des origines humaines sur Terre. Ils récitent, en de nombreux épisodes, une séquence d’événements de l’aube très lointaine de la préhistoire, événements dont les répercussions affectent encore, de nos jours, le comportement humain. Un de leurs thèmes favoris est la Romance Chthonienne: la rencontre entre les femmes Gaïennes, originellement les seules habitantes de la planète, et les hommes d’Orion qui se téléportèrent vers la Terre à partir d’une nébuleuse de la Constellation du Chasseur. Selon ce mythe poétique, l’origine des conflits sur Terre prend sa source dans la “division des genres” entre ces deux groupes. Cependant, y prennent leur source également l’amour, l’amitié et toutes les formes d’intimité familières à notre espèce.

Dans les sept Slokas des “Translations d’Andromède”, un des bardes de l’estuaire, nommé Asuramaya, raconte quelques épisodes d’une série de neuf incarnations sur Terre. Aux yeux des Andromèdiens, la planète Terre est le cadre d’un monde parallèle qui se reflète dans le monde dans lequel Asuramaya vit, une planète nommé Yambuvika qui orbite autour d’une étoile dans la galaxie d’Andromède. En termes scientifiques, la galaxie en laquelle le Soleil et la Terre sont situés, appelée la galaxie d’Orion, est un monde parallèle avec Andromède. Yambuvika est une Terre parallèle.

En termes astronomiques, la galaxie d’Andromède, M 31, est la contrepartie de la galaxie d’Orion en laquelle le système solaire, qui accueille la Terre, est situé. Ces deux galaxies sont rivées autour d’un axe gravitationnel mutuel et elles se rapprochent l’une de l’autre, pour fusionner éventuellement. M 31 est environ un tiers plus grande, en taille et en masse, que notre galaxie. Située à une distance de 2,2 millions d’années-lumière, Andromède est l’objet stellaire le plus distant qui soit observable, à l’oeil nu, à partir de la Terre.

La science astronomique moderne admet l’existence de mondes parallèles mais comment peut-on valider une telle notion par l’expérience directe? Les Andromèdiens, sur la planète Yambuvika, vivent dans un état de reflet perpétuel, conscients que leurs doubles existent dans le cadre de la vie sur Terre mais ils sont, également, douloureusement conscients que leurs contreparties Terriennes ne réalisent pas comment ils sont reflétés.

Asuramaya est un nom emprunté à l’antique langue Terrestre, le Sanskrit. Il y a longtemps, aux environs de 3100 avant EC, ce nom appartenait à un astrologue de cour qui vivait en Inde. Cet environnement lie Asuramaya à la légende Hindoue de Lord Krishna, le huitième avatar de Vishnu, et au Kali Yuga, la période de temps cosmique qui commence à la mort de Krishna et qui se termine par une extinction massive sur Terre après 2000 EC.

La contrepartie, sur Yambuvika, du dieu Hindou Krishna est le Prince Bleu, dont la consort est la Muse Tardive.

Les Translations révèlent comment la vie sur M 31 est un reflet de la vie sur Terre et comment l’expérience humaine peut être magiquement transfigurée au travers des yeux Andromèdiens. La communication, sur Andromède, est érotique et télépathique. Rêvant et dansant avec ses trois consorts, Asuramaya translate l’expérience de mondes co-émergents et révèle la physique de la beauté opérant au travers de la loi de l’apposition. Les intuitions et les divinations du poète de l’estuaire convient une métamorphose visionnaire pour les doubles Terriens soutenus dans le regard tendre de leurs contreparties sur M 31. La mythographie sexuelle unique, et fatidique, de l’espèce humaine est progressivement dévoilée dans les commentaires des Translations.

Chthonien, du grec chthon, signifie “de la Terre”. Les Andromèdiens vivent perpétuellement dans une rêverie, remémorant, revivant et célébrant la Romance Chthonienne. Ils savent que les premiers habitants de la Terre étaient exclusivement femelles. Une de leurs formes primordiales a été préservée dans la mythologie sous la forme de la dryade, la nymphe des arbres ou nymphe arboricole. Cette image n’est pas une construction de la fantaisie mais un mémoire réelle de ce comment les femmes apparaissaient sur Terre dans les époques très lointaines, il y a des dizaines de millions d’années.

Le lecteur peut également se reporter aux trois essais “Nymphes des Arbres et Shamans aux Arbres Pendus” pour un arrière-plan mythologique concernant les nymphes des arbres dans les Translations.

L’histoire de la Romance Chtonienne est en grande partie perdue pour l’humanité Terrienne mais la mémoire ancestrale peut être recouvrée au travers des lyriques développées par les bardes des estuaires. Cependant, la plupart des allusions émanant du côté Andromèdien vont paraître obscures à la compréhension humaine et il incombe au traducteur de pourvoir commentaires et clarifications sous la forme statique d’annotations qui restent incomplètes et provisoires.

Les commentaires attachés aux Translations révèlent une narration extrêmement étrange, et pourrait-on dire extravagante, des origines humaines sur Terre. Dans la version Andromèdienne de l’aventure humaine, la révélation suprême est la suivante:

Les femmes émergèrent de concert avec la formation de la planète Terre à partir de la Lumière Organique de Sophia, une divinité du coeur galactique, alors que les hommes arrivèrent ultérieurement, téléportés sur des fils “acca” émanant de la nébuleuse d’Orion, M 42.

Ce scénario étrange corrige une erreur fondamentale dans l’imagination humaine. Il est communément affirmé que des “dieux” descendirent des cieux dans des temps éloignés. Le mythe de création Sumérien Enuma Elish commence ainsi: “Et la royauté descendit du ciel”. Incapables de se souvenir de leurs origines authentiques, de nombreux êtres humains croient que quelque espèce de dragons célestes descendirent du ciel et régnèrent sur les peuples natifs, en établissant ce que l’on appelle les théocraties, le gouvernement par les dieux. Ces envahisseurs étrangers ont été identifiés avec des extra-terrestres et des races avancées qui pourraient modifier le génome de l’espèce humaine. Depuis le milieu du siècle passé, de plus en plus d’individus, dans le monde entier, acceptent et approuvent ce scénario d’intervention extra-terrestre.

Mais les Andromèdiens possèdent une autre vision. Selon leur conception reflétée, ce ne furent pas des entités étrangères non-humaines mais les premiers hommes de l’espèce humaine qui descendirent sur Terre. La correction de la notion erronée de la “descente des dieux” procède de “ceux d’à côté”. C’est l’appel cosmique à s’éveiller dans la version Andromèdienne de l’aventure humaine.

Une image de “projection astrale” (http://www.magicandspellcraft.com) suggère comment les hommes d’Orion se téléportèrent sur des fibres délicates à l’image de cordes de saut à l’élastique. La tradition shamanique, sur toute la planète, décrit ce phénomène de manière très détaillée. Par exemple, les derniers rois du Tibet, qui étaient pleinement humains, étaient réputés être descendus du ciel sur des cordes élastiques. Lorsque les cordes se brisèrent, ils devinrent humains, sujets à la mort. De la même manière, les shamans de Chine, de Polynésie, d’Afrique et d’ailleurs, furent dotés de la faculté de se mouvoir au travers de l’espace interstellaire halés par de tels filins. Selon la tradition Polynésienne, ces filaments sont de nos jours appelés “filaments acca”. (A certains égards, le mythe Océanique préserve des éléments de la sagesse Andromèdienne plus précisément et plus intégralement que d’autres genres de la mythologie du monde).

Voici une grande énigme non résolue dans la mythographie de notre planète:

Comme se fait-il que les premiers hommes de l’espèce humaine étaient localisés dans la Nébuleuse d’Orion alors que leurs contreparties féminines demeuraient sur Terre?

La réponse réside dans l’antique thème de la “séparation des sexes” dont parlent Platon et de nombreux auteurs classiques. Les Andromèdiens préservent, dans leur mémoire traditionnelle, un épisode crucial du mythe d’origine connu des anciens initiés des Mystères, mais ultérieurement perdus pour toute l’humanité, en raison de la destruction de la sagesse Païenne. Dans la vision Andromèdienne, lorsque Sophia plongea du coeur de notre galaxie, la déchirure torrentielle de ses énergies brisa la matrice de l’Anthropos (l’espèce humaine) en deux parties. Une partie devint emmêlée avec l’énergie de Sophia et éventuellement tissée en les éléments terrestres, car Sophia se métamorphosa en la Terre. Ainsi, les femmes Gaïennes, une moitié de l’Anthropos, émergèrent de concert avec le monde naturel. Les hommes qui incarnaient l’autre moitié de l’Anthropos furent isolés dans la Nébuleuse d’Orion, là où la matrice de notre espèce fut déposée par un processus d’émanation divine procédant du Plérome, le coeur galactique.

Les initiés, formés en samadhi, perçoivent les vestiges de la matrice de l’Anthropos parés comme de la rosée sur une toile d’araignée dans la configuration rhomboïde d’étoiles appelée le Trapèze, déposée au tréfonds de la Nébuleuse d’Orion.

Dans la Romance Chthonienne, les Andromèdiens comprennent le drame cosmique de la situation humaine sur Terre: lorsque les premiers hommes descendirent d’Orion pour chasser dans le paradis des femmes Gaïennes, ni les hommes, ni les femmes ne reconnurent qu’ils/elles constituaient les deux moitiés intégrales d’une même espèce. Cet échec de reconnaissance est l’origine de la division des genres que les Andromèdiens considèrent comme la source de tous les conflits ultérieurs sur Terre.

Il s’ensuit, peut-être, que le recouvrement de la Romance Chthonienne pourrait nous amener à la révélation et à la guérison de cette scission primordiale dévastatrice.

Les Commentaires sur les Translations d’Andromède ont été amplifiés par des bribes de conversation avec Gaïa, des scanning à distance des circuits Chomsky, d’une conversion mystico-ludique avec des clés liminales, des recherches occasionnelles dans la BMC (Banque de Mémoire Cosmique, les archives Akashiques de la préhistoire terrestre) et, lorsque c’était approprié, des allusions tangentielles à la MSG (la Mémoire Subliminale Génétique) du translateur.

Des auteurs classiques et contemporains – Erastothenes, Eliade, Barbara Walker, Wasson, Gimbutas, etc – ont été occasionnellement cités, mais en raison de la nature dérivative de cette matière, leur fiabilité ne peut pas être garantie par le translateur.

John Lash. Janvier 1994 / Novembre 2009. Traduction de Xochi

 

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