Le Nexus des Shaktis: un Mandala Tantrique Gaïen

Ce présent essai remplace la version, d’août 2009, intitulée “L’Arbre Tantrique de Vie”.

Qu’est le Nexus des Shaktis, l’icône primordial du Tantra Planétaire?

C’est une illustration simple d’un vortex exceptionnel en cinq dimensions dans le champ bioélectromagnétique de la Terre qui est constitué de 18 canaux opérés par des puissances féminines surnaturelles, des Dakinis et des Devatas – des expressions dynamiques de la Mère Animale Planétaire, Gaïa-Sophia.

ShaktiClusterV2Le diagramme ci-contre est un croquis à la main que j’ai réalisé en 2008. Les versions digitalisées, et courantes proportionnées, sont présentées plus bas. 

Composition

La composition du Nexus des Shaktis est simple et est constituée des éléments suivants:

  • un Ovale enveloppant constitué de dix petits points noirs qui entourent
  • un Pentagramme (un pentacle, une étoile), la pointe en bas, superposé sur
  • un Pentagone allongé, la pointe en bas, avec
  • le Symbole de l’Infini sur un axe vertical inscrit à l’intérieur qui unit le pentagramme et le pentagone et finalement
  • une structure florale, ou Fleurette, avec ses pétales érigés en une sorte de formation en pince avec deux larges pétales pointant vers la droite et la gauche et un pétale pointant vers le bas.

Veuillez noter cette caractéristique particulière: le sommet, ou couronne, de l’Ovale est ouvert et croqué avec le point noir n° 1 qui y flotte, positionné entre les deux points de la Fleurette et le point noir n° 17 suspendu plus haut au faîte de l’Ovale. Nous avons donc six points sur l’axe vertical de la structure complète. La totalité de ces points noirs – représentant des modalités de la console aux 18 canaux du Nexus des Shaktis – définissent ce qui pourrait être considérée comme la colonne verticale de la formation.

Fleurette est le terme que je propose pour qualifier ce composant floral du Nexus – une métaphore, pour ainsi dire, de cette bonne vieille tête de bouc satanique.

goatheadContrairement à la croyance débile de nombreux Chrétiens – qui ont dédié des milliers d’heures de vidéo YT à des commentaires dénonçant cette image comme étant le logo même du SATANISME – ni la tête de bouc, ni le “pentacle inversé”, ne sont la propriété de ceux qui se présumeraient ou qui seraient présumés être des satanistes – quoi que ce terme signifie réellement. Ces deux images appartiennent à la source de trésors de l’endopsyché humaine. Ce sont des productions de l’imagination humaine explorant les processus de création divine. La tête de bouc est une évocation des “tragoi” – ainsi que les initiés et Telestai étaient nommés, à l’époque, par le peuple. De tels initiés étaient connus pour voyager sur des chemins escarpés, lointains et ardus en quête de connaissances non-ordinaires. Les Tragédies Grecques – “trag-odoi”, “le chant de la chèvre” – encodaient certains secrets de l’Instruction Télestique. De par la montée du Christianisme, les idéologues de la nouvelle religion, qui craignaient les puissances érotiques brutes de la Terre, transformèrent le dieu Pan en Diable. C’est une très vieille histoire narrée une pléthore de fois, et usée jusqu’à la lime, par des érudits compétents tels que Jeffrey Burton Russell.

Quant au pentacle, j’explique ci-dessous comment il présente le schéma de fondation pour des générations d’animaux doués de sensations au sein des expérimentations Eoniques dans des systèmes planétaires sans nombre.

Quel que soit le cas, je propose que cette formation en pentagramme du Nexus des Shaktis soit appelée la Fleurette – c’est un mot Français mais qui pourrait être adopté en Anglais. “La Fleurette est une structure en forme de fleur enchâssée dans le Nexus des Shaktis”. En tant que tel, c’est un néologisme unique au Tantra Planétaire.

Le dessin initial est confus car il présente deux jeux de chiffres. Je vais corriger ce problème au fil de l’exposé de cet essai. Donc, ignorez ces nombres pour le moment et concentrez-vous sur la structure globale constituée de formes superposées qui sont emboîtées de manière élaborée.

 

Structure

shakticlusterstructureVoici l’icône avec des caractéristiques structurelles mises en exergue dans des dessins réalisés à la main à partir de mon croquis originel de novembre 2008. Donc, huit années plus tard, le monde a l’opportunité de découvrir les dynamiques structurelles du Nexus des Shaktis que le Terton du Maine a reçues lors de la réception visionnaire intégrale du Terma de l’Eveil de Gaïa, le 8 août 2008.

Je dois dire que je suis éberlué de voir que six années ont passé avant que je ne puisse avoir l’occasion de revenir vers ce croquis et d’en pourvoir l’analyse détaillée, et l’élucidation, présentées dans cet essai. Je me perds souvent dans le ménage.

Veuillez noter que les pointes inférieures de l’étoile/pentagramme et du pentagone convergent en un seul point. Notez, également, comment le reste des cinq points de coins du pentagone définissent quatre points de la Fleurette, sur le bord inférieur des grands pétales et dans les pétales plus fins et érigés. Sinon, ces points ne peuvent pas être localisés. Notez également que les deux pointes érigées de l’étoile/pentagramme – à savoir les “cornes du diable”, dans la représentation habituelle du pentagramme inversé, considéré comme un symbole satanique – ne sont associées avec aucun des 18 points alors que les pointes inférieures de la formation étoilée le sont.

Toutes ces caractéristiques du Nexus des Shaktis partagent de sa signification et de sa puissance intrinsèques. Chaque détail est prégnant de sens et indique des opérations spécifiques des puissances telluriques qui sont disponibles pour soutenir les actes humains de magie et de jeu imaginal. Le Tantra Planétaire n’intègre aucune prière, aucun culte, aucune invocation religieuse habituelle. Les dévots de Gaïa-Sophia ne rendent pas un culte à la Terre ou au Nexus des Shaktis. Ils sont co-créativement actifs avec les puissances de la Terre. Le Nexus des Shaktis est une boite à outils pour l’interactivité avec Gaïa.

 

Formatage Eonique

La validité de ce système (Tantra Planétaire = “Magie interactive avec Gaïa”) peut et doit être mise en lumière de par sa démonstration – et non pas par l’entremise de clauses métaphysiques, de prétentions ou de croyances. Toute proposition, que je puisse extraire du Nexus des Shaktis, doit être testée et validée par l’expérience directe et ne peut pas être acceptée tel un dogme. Une syntaxe directionnelle oui, du dogme jamais.

Ainsi, par exemple, que puis-je dire au sujet de la mise en exergue du schéma pentagramme/pentagone dans le Nexus des Shaktis? Le dessin des composants structurels, ci-dessus, révèle la présence informante du célèbre “pentagramme inversé” associé avec la “magie noire” et le “satanisme” – n’est ce pas? Oui, c’est vrai, mais ces associations sont éculées et empreintes de crasse ignorance. De telles assertions sont l’expression de la stupidité et de la peur qui dérivent de l’incompréhension de la structure et des dynamiques de l’imagination humaine – les opérations de l’endopsyché. Ainsi que nous l’avons souligné ci-dessus, le pentagramme inversé satanique appartient aux opérations du subconscient humain. C’est une expression de la puissance immortelle de l’imagination de l’animal humain. Elle n’appartient à aucune cabale de satanistes auto-proclamés; elle n’est pas l’arme symbolique exclusive des ennemis psychopathiques de la vie. Le fait que ces psychopathes soient présumés posséder de tels pouvoirs occultes et utiliser de tels symboles (comme le pentagramme inversé) est juste une opération psychologique spéciale permettant de tromper et de dominer les masses ignorantes. De telles présomptions dérivent de cette maladie mentale – que j’ai appelée SAD pour “symbolic associative disorder”: une pathologie d’associations symboliques. SAD est un état de confusion systématique amplement évident chez les individus dont l’objectif est d’investiguer et d’interpréter les systèmes occultes et ésotériques. Il se manifeste dans l’incapacité de discerner la différence entre connexion et causation dans l’opération de ces guides psychiques que sont le symbole de l’infini, le cercle du yin-yang, le pentagramme, l’hexagramme et de nombreux autres.

Le pentagramme inversé, et d’autres symboles occultes, que l’on retrouve en profusion dans les productions de l’espèce humaine appartiennent – je le répète! – à l’ensemble de l’humanité et non pas aux ennemis de l’humanité. Avec le Nexus des Shaktis, il est temps de recouvrer ces symboles et ces images en tant qu’expressions du génie créateur et magique de l’Anthropos.

Veuillez prendre en considération le détail souligné ci-dessus: le pentagramme inversé, enchâssé dans le Nexus des Shaktis, possède trois pointes enracinées dans la structure du mandala, en-dessous. Au-dessus, il déploie deux points qui ne sont pas localisés à des modalités spécifiques: ce sont les points étendus qui simulent mais qui ne s’identifient pas aux pétales supérieurs de la Fleurette. Que pouvons-nous dire au sujet de cet aspect du dessin?

Chaque détail du Nexus des Shaktis convie un message ou une signification concernant les innovations de l’Eon Sophia telles qu’elles sont accessibles dans le monde humain. En lui-même, le pentagramme inversé est tout simplement le format matriciel de toutes les créatures sensibles, possédant cinq membres, dans tous les mondes. Des créatures consistant d’une tête, de deux bras et deux jambes, ou d’une tête avec quatre pattes, abondent dans des infinités de systèmes planétaires au travers de galaxies sans nombre. Ces milliards et milliards d’étoiles, qui flottent dans l’espace infini comme des confettis, nous proposent un panorama étonnant, pour sûr. Mais tout autant étonnante est la profusion “d’étoiles”/pentagrammes qui opèrent afin de générer ces créatures sensibles à cinq membres  qui demeurent dans les systèmes planétaires, sans nombre, associés à ces corps célestes! Le ratio phi, ou nombre d’or, inhérent à ce dessin est un format divin, donné ainsi, qui est conçu par les Eons Pléromiques et qu’ils utilisent, universellement, pour produire une certaine forme de créatures sensibles pour des expérimentations émergeant dans les mondes planétaires.

Le pentagramme inversé est la marque du génie Eonique en générant la vie sensible – bien que cela ne soit pas l’unique matrice géométrique que les Eons déploient pour ce propos. Il semble que cela soit, néanmoins, le format le plus aisément reconnaissable par l’espèce humaine parce que nous-mêmes, nous en sommes le fruit. Chaque corps humain est le fruit de cette matrice particulière de géométrie sacrée. Attribuer cette matrice sublime, et divinement projetée, à des puissances sataniques oeuvrant à l’encontre de l’humanité est une erreur grossière et dangereuse qui a pour effet de la mettre dans la main de ces puissances mêmes – comme si le fait de leur attribuer en faisait l’une de leurs acquisitions. Malheureusement, cette erreur grossière est souvent un acte d’aveugle abdication du génie humain. Il a été prouvé, au fil des âges, que les animaux humains utilisent la proportion divine pour créer toutes manières de choses à un niveau génial: architecture, musique, peinture, dessins et beaucoup plus. Le Nexus des Shaktis offre une opportunité de recouvrer et de manifester les plus hauts degrés de génie créateur atteignable par notre espèce.

Les deux point ouverts, non déterminés, de l’étoile/pentagramme inversée, font référence à un secret spécifique de la créativité humaine: la capacité pour l’auto-mutation de la matrice pentagrammique de la forme humaine. Les trois points enracinés représentent l’incarnation dans un corps physique (le point le plus bas) procédant par mitose (division cellulaire asexuée) à la suite d’un acte de reproduction conjugale impliquant la méiose (les deux point situés à droite et à gauche). La méiose est initialement requise pour la reproduction humaine: c’est la fusion sexuelle de deux corps mâle et femelle, la fertilisation de la femelle, l’appariement des gamètes des deux genres, etc. L’oeuf fertilisé procède ensuite à se développer par mitose: à savoir par division mitotique du zygote.

Le zygote qui s’autodivise de manière mitotique, est appelée une morula. Avez vous vu ou entendu ce terme auparavant? Au début du quatrième jour, l’embryon est au stade morula: à savoir de 8 à 16 cellules. Qui se rappelle de mon affirmation, extensivement soutenue par des preuves architecturales, textuelles et artéfactuelles, selon laquelle les Telestai des Mystères organisèrent leurs écoles en cellules de 8 ou de 16 membres? D’où ont-ils sorti ce concept?

morulaArrêtons nous un moment pour contempler la forme de la morula, sa ressemblance avec un conglomérat compact de bourgeons – qui rappelle les baies telles que les mûres, ou encore même une grenade, le fruit du grenadier. J’ai affirmé, au fil de nombreuses années, que le mythe de l’abduction de Perséphone dans le monde souterrain, traditionnellement célébrée à Eleusis, possédait une certaine signification pour les masses non initiés – et une autre pour les Telestai. Sur le plan conventionnel et superficiel, c’était une simple allégorie permettant d’évoquer les saisons. Il existait trois saisons à cette époque et Perséphone était autorisée à retourner, durant un tiers du temps, à la grande joie de sa mère Demeter, qui permettait alors que les récoltes soient prospères pour cette saison-là.

Pomegranate-dreamsPour les Telestai, aucune allégorie n’y était impliquée. Leurs investigations shamaniques – dans un état d’instruction par la transe due à l’ingestion de plantes ou de champignons enthéogéniques – leur avaient révélé la forme de la morula, son apparence de grenade aux graines collées les unes aux autres. Ils encodèrent, dans le mythe de l’abduction de Perséphone, une vaste quantité d’informations quant à la manière dont l’espèce humaine – que l’Eon Sophia avait initialement conçue comme se reproduisant mitotiquement (par doublement) – sombra dans la reproduction méiotique dépendante d’une fusion sexuelle et d’une fertilisation de l’oeuf par le sperme. Le mythe dit que Perséphone devait rester dans le monde souterrain, non pas parce que Hadès l’y obligeait contre son gré, mais parce qu’elle mangeait les graines d’une grenade lorsqu’elle y demeurait.

Est-ce clair?

Ainsi, la créature humaine, conçue par formatage Eonique suivant la matrice de la proportion divine, est maintenant liée à la reproduction méiotique – dépendant de la fusion sexuelle d’animaux mâle et femelle – mais elle conserve, nonobstant, l’option de développer la reproduction mitotique par l’entremise d’une mutation exquise d’auto-division. Cette mutation, en direction de la mitose, constitue l’un des plaisirs les plus profonds de l’Eon Sophia – exprimant, par là-même, l’une des “puissances pentagrammiques” de son incarnation de Dakini, VV.

Les deux pointes libres érigées de l’étoile pentagrammique, enchâssée dans le Nexus des Shaktis, représentent l’émergence supérieure tendant vers la mutation mitotique de l’animal humain – le désir ardent de l’accomplir tout autant que la méthode. Ce développement peut être perçu préfiguré dans l’écriture céleste. Près de la Constellation de la Dakini – à savoir de l’Aigle, Aquila – localisé au-dessus de l’espace vide entre l’Archer et la Chèvre-Poisson, vous pouvez détecter l’Hippocampe, l’un des cinq “ornements” appartenant à la magie transmutationnelle de l’Eon. La narration complète de la manière dont cette mutation procède, et conduit à une quasi-mitose chez l’animal humain, provient de “l’Instruction d’Hippocampe” reçue par le Terton du Maine sur Infinity Ridge. Jusqu’à ce jour, je n’ai pas introduit cette Instruction mais vous pouvez considérer que ce phénomène marin en constitue un prélude.

… Mais je digresse. Et, bien sûr, le point de cette digression est de mettre en exergue, par un exemple spécifique, la profondeur et la magnitude de l’instruction sacrée encodée dans le Nexus des Shaktis. Cette richesse ne fait que croître au fur et à mesure que vous en venez à prendre conscience de sa modalité de fonctionnement en votre propre mental, tout autant que dans vos processus de vie desquels les propos et les intentions de Sophia émergent continuellement.

 

Numération

Voici une autre version du Nexus des Shaktis avec la numération clarifiée. Il existe trois jeux dans cette numération:

  • premier jeu: les 10 Mahavidyas avec Kali 1 et ses 9 émanations, autour de l’Ovale.
  • second jeu:  les 5 Dakinis de Ciel de Diamant, 11-12-13-14-15, localisées sur le pentagone inversé et épousant la Fleurette
  • troisième jeu: la jonction unique de 16-18 conjointe par le Symbole de l’Infini en sus du cavalier seul, 17, flottant dans l’espace ouvert et croqué de l’Ovale.

shakticlusternumberedL’axe vertical, du sommet au bas, est constitué de six points qui peuvent être arrangés en couples auto-référents: [17 – 1], [18 – 16], [13 – 9]. Veuillez noter l’itération claire des paires qui révèle une structure spécifique et élégante et qui construit et soutient l’axe vertical: 17 – 1 dedans et dehors; 18 – 16 centrés et attachés aux lobes de l’infini; 3 – 9 dedans et dehors, de nouveau, unissant le pentagramme/pentagone intérieur et l’Ovale extérieur et englobant.

Notez que 17 et 1 “flottent” tous deux relativement à la structure intégrale. Vous pouvez imaginer 17 suspendu en place par la tension dans “l’ouverture” de la partie croquée – comme s’il était tenu par des pincettes qui y convergent sans le toucher. La modalité 17 est maintenue en place comme un objet suspendu dans un champ magnétique, planant entre deux pôles convergents puissants. Elle siège juste sur la ligne où la couronne de l’Ovale serait dessinée si la matrice n’était pas croquée en cet endroit. Notez, de même, que le point 1 est suspendu de manière similaire dans l’espace ouvert entre les deux pétales érigés de la Fleurette. Il est pareillement suspendu par la puissance du champ global, la totalité des dynamiques turbulentes du Nexus des Shaktis.

Chaque détail de cette structure convie une abondance “d’intelligences” précises. Le Nexus des Shaktis est extrêmement chargé d’Instructions occultes et ésotériques. Chaque aspect en est dynamiquement précis, élégant et essentiel. La beauté généreuse du Nexus des Shaktis est, à la fois, intérieure et extérieure, perpétuellement révélée selon des voies innovantes lorsque vous contemplez ses caractéristiques structurelles. Rien n’est superflu, rien n’est étranger à la profonde complexité du Nexus.

Il y a quelques années de cela, en 2008, j’avais assigné la modalité 17 du Nexus des Shaktis à la gardienne traditionnelle des Tertons et des Termas, Dutro Lhamo du Bouddhisme Tibétain. Il est, d’ailleurs, intéressant de noter qu’une recherche Google afférente à Dutro Lhamo amène, pour la plupart des liens des textes et images, sur le site de Métahistory ou sur un site qui y fait référence. Quelle qu’en soit la raison, la protectrice courroucée du Terma de l’Eveil de Gaïa arrive de façon proéminente alors que les références traditionnelles à cette figure du Bouddhisme Tibétain sont notoirement parsemées.

Que révèlent les positions flottantes uniques, et étroitement alignées, des points 1 (Mahakali) et 17 (Dutro Lhamo) quant aux dynamiques globales du Nexus des Shaktis?

Le point 17 peut être considéré comme un paratonnerre – j’avais initialement écrit “un point d’ignition”. C’est cette partie du vortex turbulent qui persiste au sommet, à l’apex, contracté comme un noeud, où il décharge et détourne toute manifestation de résistance, d’opposition ou d’interférence. Le point de protection, identifié avec la gardienne courroucée Tibétaine, n’est pas seulement symbolique ou emblématique. Je ne parle pas de protection nominale, ou simplement imputée, je parle d’une propriété énergétique réelle du Nexus par l’entremise de laquelle il repousse tout type d’interférence. Notez que le point 17 se situe exactement sur le bord de l’Oval englobant de/en 10 points.

Dans le système “Shri Vidya” du mysticisme tardif, fondé sur la déesse, de la culture Dravidienne, les dix Mahavidyas (“Grandes Sagesses”) apparaissent ensemble sans contrepartie mâle ou parèdre. De ces dix, Kali est nommée 1 et le reste des neuf sont ses émanations. Il existe diverses manières de décliner et de corréler les Mahavidyas – voir l’essai “Compilations du Nexus des Shaktis”. L’étude approfondie et permanente de ces permutations fait partie des grands plaisirs du Tantra Planétaire.

Je vais répéter deux points que j’ai déjà explicité dans mes essais sur la “Conversion Tantrique” de novembre 2008. Tout d’abord, le système des Mahavidyas est relativement récent, datant de 250 années environ et correspondant, historiquement, à l’éveil de l’Eon Sophia dans son rêve, vers l’an 1750. Les érudits sont incapables d’expliquer l’apparence soudaine de ce phénomène de culte, un mandala de dix déesses, cohérent, sans trace de développement antérieur.

Secondement, le nom des agences féminines dans ce culte Dravidien tardif de la déesse, maha-vidyas, contient le mot Sanskrit “Vidya” pour “sagesse”, l’exact corollaire de “Sophia” en Grec. On pourrait tout autant appeler les Mahavidyas des “Grandes Sophias”. En d’autres mots, les divinités Shri Vidya constituent le sceptre dynamique des puissances telluriques massives de l’Eon Sophia, la Mère Animale Planétaire. Ce sont des aspect ou des modalités opérationnelles de sa puissance planétaire érotique,  Mahakundala, combinée avec sa puissance intentionnelle Eonique, Pronoïa.

J’ai également affirmé, dans de nombreux essais sur le Tantra Planétaire, que Kali, Kali Ma, ou Mahakali (elle possède 1001 noms) représente la puissance de protection la plus féroce sur cette planète. Tout comme Sekmet, Kali est l’instrument et l’incarnation de la rage léonine protectrice de la Mère Animale Planétaire. “Blessez la Mère et elle prendra les coups; blessez l’Enfant et Kali s’éveille”. Ce que vous percevez dans le croqué de l’Ovale du Nexus des Shaktis est l’alignement de Dutro Lhamo, la protectrice courroucée dédiée aux Termas et aux Tertons, avec la protection ultime de Kali – qui s’étend à toutes les guerrières et tous les guerriers pour la cause de la vérité, de la liberté et de la beauté. La troupe guerrière de Kali (la formation de Thunderbird de décembre 2014) protège toute l’humanité et Kali protège les guerriers de sa troupe.

Ainsi, le Nexus des Shaktis, dans les caractéristiques spécifiques de sa structure, témoigne d’une double protection: une protection spécifique pour le Terma de l’Eveil de Gaïa, son Terton ainsi que pour les praticiens du Tantra Planétaire et une protection stratégique pour les guerriers des troupes de Kali. Le petit cercle noir 1 est uniquement positionné dans l’intérieur de l’Ovale, tenu en une suspension en pinces entre les deux pétales inversés de la Fleurette. La force de Kali soutient l’équilibre des dynamiques internes et externes du Nexus et maintient sa course. Alignée avec le point 17, Kali se tient à l’extrémité directrice de l’axe vertical de la formation – définissant, ainsi, son mécanisme directionnel. On pourrait dire que Kali supervise et Matangi oriente le Nexus des Shaktis en coordination avec Kurukulla, en tenant le point de base du pentagone interne des Dakinis de Ciel de Diamant.

Précisons que chacun de ces points, concernant l’intelligence encodée dans le Nexus des Shaktis, pourrait être élaborée avec moult détails: par exemple, “Matangi oriente le Nexus des Shaktis”. De telles élaborations seront réalisées dans des essais ou des audios subséquents.

Je suis en train de travailler sur une version digitalisée du Nexus des Shaktis que l’on puisse présenter dans un format standard reproductible et en diverses tailles.

 

Voici l’avant-dernière version digitalisée et requérant quelques modifications quant aux proportions internes de la Fleurette et l’addition des chiffres:

ShaktiCluster2014A

 

Le mandala de base, la console de 18 points des puissances telluriques, “L’Arbre Tantrique de Vie”:

SC-basicV1

 

La formation géométrique intégrale avec l’étoile pentagrammique, la Fleurette et le pentagone allongé:

SCgeometric

 

Le Nexus des Shaktis avec les chiffres:

SC-numbered

 

Le Nexus des Shaktis avec toutes les puissances nommées:

SC-powers

 

Note: 1 à 10 sont les Mahavidyas du culte Shri Vidya de l’Inde Dravidienne. 2 à 10 sont considérées comme étant des émanations de Kali, 1. Ces puissances occupent l’Ovale – avec Kali positionnée dans le croqué.

11 à 15 sont les Dakinis de Ciel de Diamant qui sont situées aux cinq coins du pentagone inversé, superposés sur les pétales de la Fleurette.

16, 17 et 18 sont ici nommées selon les corrélations originelles de 2008. J’ai appelé 16 Prajnaparamita en pleine connaissance d’utilisation provisionnelle d’un nom qui appartient à une connaissance plus profonde de cette facette de la console. Dhutro Lhamo, à 17, est le nom de la protectrice courroucée des Bouddhismes Tibétains; elle est considérée comme la gardienne des Termas et des Tertons qui en sont les découvreurs. Le point 17 plane dans le croqué, en tenant le “point d’ignition” du Nexus et agissant tel un paratonnerre pour chasser et détourner les forces de résistance et d’interférence.

Enfin, 18 est VV, le nom secret de Dakini de l’Eon Sophia dans son immanence matérielle (10 octobre 2008) ainsi que le nom de sa sixième identité de flux onirique, suivie maintenant par la septième, l’Avatar Kalki-Kali, qui peut être évoqué par le nom Rigdun Labro.

Et tout cela, c’est l’enchilada divine.

20 Décembre 2014. Andalucia.