Le Nexus des Shaktis : Outils et Techniques de Magie Autogène

Cet essai accompagne l’audio “SC App Demo Talk 3” du 18 Août 2018, intitulé “Neuf Caractéristiques du Nexus des Shaktis”. Il complète le précédent essai intitulé “Le Nexus des Shaktis: un Mandala Tantrique Gaïen”.

Le Nexus des Shaktis est une figure géométrique qui fonctionne comme un outil de rétroaction dans la pratique de la magie autogène. On pourrait le comparer au diagramme d’un circuit électrique démontrant comment un instrument, tel qu’un grille-pain ou le démarreur d’une automobile, fonctionne – comment il est câblé. Cependant, la structure du mandala du Nexus des Shaktis possède des propriétés uniques et exceptionnelles dont un simple diagramme est dépourvu. Il est impossible de démarrer une automobile même si l’on en connaît le diagramme du circuit électrique. C’est clair. Il serait dément de penser que l’on puisse en activer le démarreur simplement en touchant une partie quelconque du diagramme illustrant son circuit électrique. Nonobstant, le Nexus des Shaktis possède, quant à lui, la propriété exceptionnelle d’impacter le champ qu’il représente: à savoir, en interagissant avec le diagramme à 18 pointes, il est possible de vous impliquer dans le champ de forces qu’il dépeint – et de l’impacter.

Je vous invite à réfléchir, un moment, sur cette affirmation.

 

Neuf Caractéristiques Fonctionnelles de l’Icône du Nexus des Shaktis:

1. Il connecte à la présence de ce qu’il révèle.

2. Il enracine, en Terre, l’utilisateur.

3. Il interagit avec l’utilisateur: il agit pour enseigner et accompagner son usage.

4. Il fusionne des caractéristiques libérationnelles et délibératives.

5. Il est câblé sur des cycles de temps tellurique, des rythmes lunaires.

6. Il amplifie la perception: Cintamani, “le Joyau dans le Lotus” .

7. Il active des facultés paranormales (Instruction de Kurukulla).

8. Il rappelle la forme confortable de la matrice, le yoniverse: la résonance neurale.

9. Il gère le champ qu’il déploie.

 

Yoga de la Divinité

A certains égards, le Nexus des Shaktis est comparable aux célèbres mandalas de la Tradition Asiatique qui sont des composantes des systèmes de métaphysique Hindous et Bouddhistes. Le plus célèbre des mandalas Hindous (techniquement nommé un yantra) est le Shri Yantra. Dans le Bouddhisme, le Kalachakra est le mandala mondialement reconnu de par sa promotion par les prêtres Tibétains – dont le Dalaï Lama.

Pour être précis, le Nexus des Shaktis est un yantra plutôt qu’un mandala de composition traditionnelle. La différence est la suivante: le yantra est un outil de magie pratique dont l’objectif est d’induire des effets dans le monde – et, donc, de réaliser une action à distance – tandis que le mandala est fondamentalement un outil de méditation et de recentrage dont l’objectif est de focaliser ou d’accroître la conscience subjective.

Il existe, cependant, un certain type de mandala – appelé yidam – orienté vers une pratique spécifique. Dans ce qui est considéré comme la pratique la plus évoluée du Bouddhisme Tibétain, le “Tantra Yoga le plus élevé”, ou Anuttara Yoga, les praticiens ont recours au yidam comme un yantra conçu pour des résultats pratiques et matériels plutôt que comme une simple aide à la méditation. En bref, cette pratique est nommée le “yoga de la divinité”. Le yidam est l’image de la divinité – d’une iconographie complexe et dépeinte en détails élaborés. Le propos de la méditation sur le yidam est de réaliser certains résultats physiques et non pas simplement d’atteindre quelque niveau de conscience supérieure ou d’illumination.

Le yidam typique (Illustration. Vajrayogini, Dorje Phagmo: la Mère Tantra dans le Tantra Planétaire) contient des détails précis qui doivent être incorporés dans la pratique de méditation – des instruments, tels qu’une coupe en crâne ou un couteau à dépouiller, et des ornements tels qu’un collier à cinq crânes, des contingences vestimentaires, etc. Durant la première phase de yoga de la divinité (Ati Yoga, Anuttara), le dévot reproduit tous ces détails, et leurs significations, en réalisant un réplica virtuel de l’artéfact peint et il le charge de propriétés, de qualités divines ou d’aspects du mental illuminé. Cette activité rituelle est nommée la phase de génération. Dans la pratique subséquente, la phase de complétude, le dévot dissout l’image quasi-holographique dans le “canal central” de l’anatomie occulte induisant une fusion totale avec la divinité en contemplation et acquérant, ainsi, les pouvoirs et les qualités propres à cette divinité. Théoriquement, du moins. Je ne pourrais pas citer un seul cas, en fait, validant une telle acquisition de ces pouvoirs.

Cette pratique en deux phases du yoga de la divinité constitue le “Tantra Yoga le plus élevé” – auréolé de beaucoup de gloriole et de prétentions. Le Tantra Planétaire va bien au-delà et remplace, entièrement, cette pratique par un simple rituel dénommé “appariement et fusion”. Au contraire du yoga de la divinité, le rituel d’appariement et de fusion peut, et devrait, être pratiqué dans le cours de la vie ordinaire. La Devata spécifique, dans le Tantra Planétaire, qui enseigne cette technique d’appariement et de fusion, est la Mère Tantra. C’est l’une de ses spécialités.

Le Nexus des Shaktis est comparable à un yidam dans le sens qu’il est conçu pour générer des résultats matériels et pour opérer des actions à distance. Il est essentiel de souligner que le yidam, dans le Bouddhisme Tibétain, présente, le plus souvent, une image de divinité femelle plutôt que mâle. La thanka ci-dessus de Vajrayogini, par exemple, caractérise le yidam du yoga de la divinité dépeint comme une Dakini (“khandroma” en Tibétain – signifiant danseuse des étoiles). L’équivalent Hindou est Ista-Devata, une divinité tutélaire qui confère la sagesse mais matérialise, également, les souhaits concernant la renommée, la richesse, la satisfaction érotique – telle que Sarasvati, pour ne nommer que l’une parmi des centaines dans le polythéisme Hindou.

Il est à noter que les images rituelles équivalentes, dans la religion Hindoue, sont purement dévotionnelles et peuvent être comparées, par exemple, au Coeur Sacré de Jésus de la Vierge Marie dans le Catholicisme. Elles n’impliquent pas une observation intime des détails de la structure iconographique dans un objectif d’identification avec la puissance divine exposée.

Je suis conscient que certains lecteurs de cet essai ne sont peut-être pas familiers avec les principes, les outils et les techniques du Vajrayana et de la religion Hindoue – qui impliquent, pour sûr, des éléments profondément ésotériques. Afin d’éviter des digressions, je ne vais pas m’aventurer dans des explications élaborées des ces sujets – concernant l’appariement et fusion, par exemple, que j’ai couverts, dans tous les cas, sous de nombreux angles de vision dans d’autres écrits ou causeries. Je ne les mentionne que dans la mesure où ils sont pertinents pour révéler, par contraste, les propriétés uniques du Nexus des Shaktis.

 

Yoniverse

L’une des caractéristiques du yidam Tibétain utilisé dans le yoga de la divinité – qui ne peut échapper à une observation même superficielle – est la vulve de la dakini exposée sans poils pubiens. Dans la tradition de l’iconographie sacrée, ces danseuses divines sont typiquement dépeintes exposant leurs parties génitales. Je n’ai pas été capable de découvrir la source de cette imagerie ou de retracer l’histoire des conventions iconographiques dans l’art sacré Tibétain. Ainsi que je l’ai exprimé dans une causerie, je trouve particulièrement suspect que l’art sacré, de la pratique yoguique la plus évoluée, exhibé somptueusement sur les murs des monastères Tibétains – devant les yeux de jeunes hommes privés de tout contact avec des femmes et sans doute condamnés à une vie de célibat – dévoile le plaisir charnel intégral de l’anatomie féminine – la dakini nue et nubile. Avec la vulve totalement exposée en invitation.

A ce jour, je n’ai jamais pu déterminer comment, quand et pourquoi cette convention graphique fut introduite. De plus, je n’ai jamais entendu, ou lu, les commentaires d’un instructeur Tibétain quant à la signification de l’exposition de la fente yonique.

Quelques soient son origine et son propos, cet aspect osé de l’iconographie Tantrique caractérise ce que vous percevez lorsque vous contemplez le Nexus des Shaktis: propriété 8, ci-dessus. Ce que vous observez est une illustration graphique de l’organe générateur ouvert de la Terre Mère, la matrice tellurique. La forme ovale en amande représente la matrice dont toute vie émerge. Les Thankas Tibétaines offrent une vision lubrique de la fente yonique alors que le Nexus des Shaktis déploie la forme pleinement ouverte de la mandorle, le vesica piscis, qui est un aspect conventionnel de l’architecture et de l’art sacré – par exemple, dans les peintures des vitraux. Montré ouvert, l’orifice indique un état dynamique qui génère activement les formes de la vie et les forces qui engendrent et soutiennent la vie – et qui les réabsorbe durant ce que l’on appelle la mort. Le Nexus des Shaktis est une image de la matrice tellurique déployant sa pleine dynamique de puissance génératrice.

Dans le Tantra Yoga le plus évolué, le disciple est dit atteindre un état, proche de la transe, de “génération” au travers de laquelle les qualités divines et humaines peuvent fusionner. Le disciple “génère” sur l’image du yidam en se concentrant spécialement – ce que l’on suppose – sur la fente yonique de laquelle toutes les créatures humaines sont nées. Cependant, dans le Tantra Planétaire, en contemplant l’ovale de l’icône du Nexus des Shaktis, vous prenez conscience que vous êtes générés de cette matrice. Vous ne jouez pas à un jeu de dieux en prétendant que vous puissiez générer un statut divin et atteindre la Bouddhéité. Pas du tout. Au contraire, vous vous placez, immédiatement et en conscience, au sein de la matrice qui vous engendre en tant qu’animal humain – et qui le réalise perpétuellement et continuellement, en toutes circonstances. C’est ainsi que vous accédez à l’interactivité avec la source de la vie, du mental et de la personnalité.

 

Mandala et Yantra

Le Nexus des Shaktis peut être défini de manières diverses, ainsi que nous le décrivons ici même. De plus, on peut l’approcher par comparaison avec la structure, bien connue, de méditation que l’on appelle un mandala – littéralement, un cercle, un disque. Cependant, le mandala n’est pas un cercle ordinaire. La racine Proto-Indo-Européenne man- signifie une capacité dont est dotée l’huMANité, l’espèce humaine: à savoir la puissance de la pensée. Cette capacité n’est pas le privilège des mâles de l’espèce et, dans ce cas, la connotation n’évoque pas la masculinité mais le statut générique de l’humanité – qui se distingue par sa capacité noétique-cognitive. Ce qui différencie la créature humaine des autres espèces humaines – pour le meilleur ou pour le pire – est sa capacité de penser, d’avoir recours extensivement à des forces mentales. Historiquement, cependant, le mâle de l’espèce a dépassé la femelle dans la démonstration de telles capacités.

Par contraste avec le yidam qui dépeint une image dévotionnelle quasiment humaine – ou parfois une puissance démoniaque tel que Mahakala – le mandala est abstrait et géométrique (comme le yantra). Le mandala, familiarisé par la religion et l’art Asiatiques, est un outil de concentration mentale. Nous pourrions citer des milliers d’exemples. Un mandala Tibétain, appelé également une thangka lorsqu’il est représentée en peinture de couleurs, témoigne de la densité de détails contenus qui est caractéristique de tels dessins. Les mandalas exhibent, toujours, une symétrie et une forme géométrique rigoureuses – qui sont parfois élaborées en détails généreux. Destinés à servir d’outils de pratique méditative, ils sont réputés posséder un effet de concentration et de calme sur le mental de quiconque les contemple. Le Yantra – littéralement “outil, instrument” – est une structure comparable, mais plus élémentaire. En tant qu’icône de méditation, le yantra oeuvre différemment du mandala qui est, généralement, orienté vers la production d’un état mental désiré, une conscience plus éveillée, une concentration améliorée, la sérénité, etc. Le yantra, par contraste, est un outil dont la fonction est de générer des résultats concrets ou d’exaucer des désirs particuliers – un outil magique, pourrait-on dire.

Exemple: une version colorée du Yantra de Durga qui peut, également, être représenté en noir et blanc avec seulement des lignes géométriques. Typiquement, un yantra est assigné à une divinité ou deva féminine – dans ce cas, Kali, connue comme Durga dans son aspect de guerrière.

Dans la religion Hindoue, et plus particulièrement le genre de la mystique de la Déesse de “sagesse de bon augure” – le Shaktism Shrividya – le yantra sert d’outil à la fois pour la méditation et la magie. Dans ce dernier aspect, il fonctionne comme une sorte de portail permettant d’avoir accès aux puissances de la divinité particulière qui lui est assignée. Il émane parfois des propriétés acoustiques (mantra) géométriquement déployées que l’on peut comparer aux figures de Chladni qui apparaissent dans une couche de sable sur une plaque en vibrations.

En comparaison d’un yantra, le Nexus des Shaktis constitue un outil dédié à certaines actions d’une nature rituelle, l’interaction avec le Surnaturel ou le Divin, tout autant que des transactions d’expertise psychique telles que la clairaudience et la télépathie. Il possède, également, des propriétés acoustiques que l’on explicitera plus en détails ci-après. En sus de ses propriétés comparables à celles des mandalas et des yantras, le Nexus des Shaktis déploie les propriétés dynamiques d’une géode, une formation géologique qui apparaît, généralement, sous la forme d’un ovale ou d’un vesica piscis qui est emblématique des organes femelles de génération.

La photographie ci-dessous montre les deux parties d’une géode brute trouvée près de Ronda en Espagne, en mars 2007. Il peut être bénéfique de proposer une anecdote personnelle, au sujet de cet objet, dans cette introduction du Nexus des Shaktis. Je requiers votre patience car cette anecdote personnelle débouche sur une confirmation scientifique des dynamiques du Nexus des Shaktis lorsqu’il est perçu, non pas simplement comme un icône, mais comme une composante détectable du champ Tellurique de la Terre Mère.

 

L’Arbre aux Fruits de Roche

Ce jour-là, j’étais en train d’explorer un endroit appelé “la Vallée Cachée” – qui se trouve sur un chemin de randonnée à l’ouest de Ronda. C’est un espace relativement plat avec des parties boisées et, plus particulièrement, avec des formations rocheuses étranges. En retournant vers l’endroit où mon guide avait laissé sa voiture, je remarquai un grand caroubier vers ma gauche. Les arbres de cette espèce sont communs dans la région de la Serrania de Ronda et peuvent, parfois, atteindre une amplitude considérable avec l’âge. Celui-là avait environ une dizaine de mètres de hauteur avec un tronc d’un mètre de diamètre. Il était en plein feuillage, abondant de feuilles vert foncé.

Quelque chose m’attira dans cet arbre et m’invita à faire un détour dans sa direction alors que ma compagne continuait sur son chemin du retour. J’avais remarqué, de loin, des roches éparpillées autour de la base de l’arbre. C’était des roches arrondies de la taille de pamplemousses ou de mangues – ce qui donnait l’impression étrange que des fruits avaient chuté de l’arbre. En plissant les yeux, ils pourraient avoir ressemblé à des énormes châtaignes dans leurs bogues piquantes et intimidantes. J’imaginai que les roches en-dessous de cet arbre en étaient, en fait, des fruits tombés – et cette notion me donna une certaine sensation de plaisir.

Je marchai vers l’arbre et me tint en-dessous de sa ramure en observant les fruits de roche. Cette impression étrange persistait alors que je voyais bien des roches et non des fruits. Il devait y avoir une vingtaine ou une trentaine de pépites de la taille d’un pamplemousse éparpillées sur le sol, de manière étrange. Je me demandai si elles avaient été disposées ainsi à dessein, telle une sorte d’offrande… Je déambulai avec précaution au milieu des pépites lorsque que mon pied droit en touche une grosse, rêche et ronde. Je la touchai doucement sans intention de la déplacer. A ma surprise, la pépite se brisa en deux morceaux comme si je l’avais frappée d’un coup de maillet. J’avais l’impression qu’une faible explosion avait fendu la roche. Lorsque je la ramassai, j’y découvris, dedans, une géode brute.

Les géodes se manifestent sous de multiples formes – certaines sont d’une beauté rayonnante. La géode que je découvris, ce jour-là, était plus grossière avec une forme irrégulière et un coeur de coloration bronze. Toutes les géodes évoquent un regard tourné vers les entrailles de la Terre en lesquelles des forces cachées sont à l’oeuvre. Les ouvertures des géodes sont souvent de forme ovale, ou d’amande, suggérant une vulve, l’organe femelle de génération et de plaisir. Il émane des géodes un sentiment d’intimité et d’émoustille. On peut, également, les imaginer comme des oeufs de pierre s’ouvrant en deux afin de révéler le jaune pétrifié en leur coeur.

Il n’est nul besoin de considérer, sur un mode mystique, les merveilles de la “Déesse Terre” pour percevoir, dans la géode, une démonstration vivante des puissances infernales de la planète en laquelle nous demeurons. La beauté de cette structure géologique est secouante et convainc par son impact. Ce jour-là, je reçus une secousse gigantesque de beauté qui allait générer une séquence d’événements conduisant à la découverte du Nexus des Shaktis.

Plus avant dans le temps, en Octobre 2008, 18 mois plus tard. J’étais assis à l’un de mes repaires favoris à Amsterdam, au Café Américain près de Leidesplein. Nous étions à la fin d’une longue journée de tournage avec Jay Weidner qui, éventuellement, produisit un DVD intitulé “Le Retour de Sophia: l’Aube du Tantra Planétaire ”. Je ne le recommande pas. Au cours de 10 heures de tournage, arrosé par une abondance de gobelets de champagnes, j’évoquai avec grand enthousiasme le Nexus des Shaktis – mais tout ce dont je parlais n’était pas entièrement clair – pas assez précis.

A un certain moment, je dis à Weidner: «Le Nexus des Shaktis est un vortex turbulent dans le champ électromagnétique de la Terre. Il est réel et palpable.» J’insistai sur le fait que c’était, réellement et concrètement, un vortex matériel, une propriété dynamique du champ tellurique du monde naturel. Je l’appelai une fracture. J’ai également utilisé le terme rift: un rift turbulent. Je savais qu’il en était ainsi parce que je l’avais perçu et ressenti, de nombreuses fois, au moment de la folie qui accompagna le Terma de l’Eveil de Gaïa, l’été auparavant. Je l’avais rencontré directement et j’insistai sur ce dont j’avais fait l’expérience sans pouvoir être capable d’en offrir une validation indépendante. Je décrivis mes rencontres avec le Nexus atmosphérique des Shaktis par comparaison à se tenir au milieu d’un tunnel en lequel le vent s’engouffre. J’expliquai que le Nexus est un portail vers la puissance de la Terre elle-même, la source d’éruptions si violentes et vives que de s’y tenir est comparable à tenter de rester debout face au déchainement du vent dans un tunnel.

Tout cela est une description d’un phénomène naturel mais sans validation extérieure à mes propres expériences récentes.

Environ deux mois plus tard, l’information suivante arriva à l’écran lorsque je naviguais sur internet. Elle rapporte que les sondes Themis opérées par la NASA – un système de cinq satellites coordonnés – avait découvert une brèche dans le champ magnétique de la Terre dix fois plus grand que tout ce que l’on avait pensé, auparavant, pouvoir exister. Exactement ce que j’évoquais à Amsterdam: une fracture turbulente dans l’Atmosphère de la Terre.

 

Matrice Tellurique

Le Nexus des Shaktis est, avant toute autre chose, cette fracture, ce rift. C’est un vortex turbulent au sein de l’Aura Bio-Electro-Magnétique de la Terre. En tant que tel, c’est un événement géophysique qui doit être vécu en direct par des témoins humains. J’ai insisté, auprès de Weidner, sur le fait que c’est un vortex non localisé: il peut apparaître dans n’importe quel endroit ou simultanément, dans plusieurs endroits, selon qui sont les témoins. C’est pour cela que l’interactivité avec le témoin humain constitue une des propriétés du Nexus des Shaktis. Il n’est pas conseillé de l’identifier trop littéralement avec la brèche massive détectée par Thémis. Je dirais que la brèche, ainsi décrite, est un effet collatéral atmosphérique, de la turbulence du Nexus des Shaktis, et qui est détectable par des instruments non-humains – les dits instruments étant incapables de détecter le vortex lui-même.

Rencontrer le Nexus des Shaktis est une expérience shamanique à laquelle on accède au travers de l’instrument du corps humain – lorsque les conditions adéquates de discipline et d’entrainement sont présentes – et c’est, également, une expérience psychique de type paranormal. J’ai inventé le terme “atmopsychique” pour décrire des événements qui se manifestent, simultanément, dans l’imagination humaine (dans la “psyché”) et dans le champ tellurique de la planète – qui est constitué, à la fois, du sol solide et de l’atmosphère environnante.

Le terme “tellurique”: du Latin “tellus” pour Terre. Se référant ou appartenant à la Terre dans son ensemble en tant que planète. Synonyme de planétaire. NOTE: Selon mon usage, tellurique indique, d’une part, le sol solide et les puissances intérieures ou souterraines de la planète et, d’autre part, les forces et les processus opérant dans l’atmosphère environnante – jusqu’aux limites de la ionosphère. Le concept d’Aura Bio-Electro-Magnétique de la Terre comprend les trois champs: les propriétés souterraines, les propriétés à la surface du sol et les propriétés atmosphériques des dynamiques planétaires.

 

La Structure du Nexus des Shaktis

Pour résumer, le Nexus des Shaktis est un vortex turbulent non-localisé dans le champ tellurique de la Terre. Cela semble clair. Mais c’est, également, le nom pour la représentation schématique, ou iconique, de ce vortex. Imaginez la structure schématique du Nexus des Shaktis comme les plans d’architecture  d’une maison. Il est évident que les plans d’architecture ne sont pas la maison en tant que structure physique. Cependant, ils décrivent toutes les propriétés et les caractéristiques structurelles de la maison – y compris la plomberie, l’électricité, le placement des portes et des fenêtres, etc. Il en est de même avec le Nexus des Shaktis, en dessin, qui dépeint les propriétés dynamiques du portail qu’il représente.

Bien qu’il pourrait être appelé un mandala, le Nexus des Shaktis possède une structure dynamique plus comparable avec le yantra en tant qu’outil permettant de générer des résultats spécifiques. Ainsi, il est, à la fois, un outil de magie rituelle et un instrument autogène, un moniteur de biofeedback. En sus de déployer la structure du vortex tellurique, il en confère l’accès: c’est un instrument autogène ou interactif.

L’entraînement autogène – qui fut introduit, par le psychiatre Allemand Johannes Heinrich Schultz, en 1932 – est, de nos jours, plus communément connu sous le nom de “biofeedback”. Un outil de biofeedback est un instrument qui mesure des paramètres physiologiques – tels que les ondes cérébrales, les réflexes cutanés galvaniques, la tension musculaire, la pression sanguine, etc – et qui fournit le circuit interactif, pour le sujet qui est suivi, en modifiant ces paramètres par le biais d’états mentaux ou émotionnels délibérément induits. Par exemple, une pression sanguine élevée, provoquée par un état de stress chronique, peut être diminuée en se concentrant sur des images de beauté naturelle – un cygne glissant sur un lac, par exemple. Grâce à l’imagerie mentale, et à l’apaisement émotionnel subséquent, l’instrument de biofeedback enregistre les transformations afférentes dans les paramètres physiologiques. Les sujets peuvent, ainsi, faire descendre leur pression sanguine – par l’intention.

L’icône du Nexus des Shaktis pourrait, également, être comparé au tableau de contrôle d’un avion de ligne. Lorsque j’affirme que l’icône du Nexus des Shaktis, à savoir le dessin schématique présenté ici, peut être utilisé comme un tableau de bord pour contrôler les forces au sein même du vortex tellurique – à savoir pour naviguer et orienter ces forces – ce n’est pas une simple métaphore, c’est une description exacte de son fonctionnement.

 

Télékinésie Dirigée

Le schéma du Nexus des Shaktis dévoile 18 canaux en un arrangement ovale avec une fleurette interne. C’est une représentation, point par point, de forces opérant dans le champ tellurique de la Terre. Chaque point est un canal de la matrice planétaire. Les 18 points sont tels des boutons que l’on pousse, sur une console électronique, afin d’accéder à certaines fréquences et afin d’activer les processus y opérant. Mais, qui plus est, les points ne sont pas seulement des boutons: ils constituent les portails d’accès à ces canaux – tels que l’on puisse les représenter au mieux dans un dessin schématique.

Cela signifie-t-il que si vous imprimiez le dessin du Nexus des Shaktis afin de le placer sur un mur, vous pourriez simplement appuyer sur un bouton avec un doigt afin d’activer ce canal? Cela produirait-il un effet, comme de presser la touche d’un piano afin de générer une note audible? Bien sûr que non – mais, franchement, c’est extrêmement proche de tout cela. Afin de percevoir comment il pourrait en être ainsi, prenez un moment afin de prendre en considération la nature de la représentation mentale. Lorsque vous regardez l’icône du Nexus des Shaktis, vous le copiez automatiquement comme une image mentale. Vous avez, devant vous, à la fois le dessin et son double (sa représentation mentale) en votre mental. Maintenant, éliminez le dessin et ne contemplez que le double, l’image mentale en soi. Et donc, lorsque vous amenez votre attention vers n’importe quel point, lorsque vous la focalisez sur n’importe quel canal, dans l’image mentale, vos processus mentaux s’impliquent, dynamiquement, avec le Nexus des Shaktis à ce point précis.

Vous touchez l’icône du Nexus des Shaktis avec la force de votre première attention – et non pas avec vos doigts comme pour activer l’écran tactile d’un instrument archontique tel que l’iPhone. La focalisation sur l’icône implique deux capacités: la reconnaissance et la proprioception. (Instruction de Kurukulla sur la cane de l’homme aveugle). Le processus d’interactivité est une forme de télékinésie dirigée.

Cette propriété spéciale d’interactivité, unique à l’icône du Nexus des Shaktis, peut être appelée “une connexion neuronale” – qui s’avère, alors, être spécifique ou polyvalente/intégrale. La focalisation de votre attention, sur un quelconque aspect spécifique de l’icône du Nexus des Shaktis, connecte votre processus mental aux dynamiques spécifiques de cet aspect. La contemplation de l’image mentale de l’icône connecte votre attention au champ tellurique de la Terre – dans son intégralité.

Dans son entièreté, le Nexus des Shaktis constitue un portail vers les puissances psychodynamiques de la Terre. Chaque canal véhicule une fréquence bien distincte du champ tellurique – en créant, ainsi, une console complète de 18 fréquences. Cependant, cette configuration est relativement particulière dans la mesure où elle déploie les dynamiques du champ tellurique. Ces fréquences sont, littéralement, équivalentes à des bandes acoustiques – comme des stations sur une radio commune. Ces bandes se situent dans l’amplitude des fréquences infrasoniques – généralement considérées comme inférieures à 20 Hz, la limite d’audition humaine. C’est ainsi que vous pouvez, concrètement, entendre les fréquences du Nexus des Shaktis – mais non pas au travers de la faculté auditive normale. Ce n’est qu’une sorte de clairaudience, une écoute intérieure, qui puisse les enregistrer – c’est la faculté de connaissance silencieuse.

 

Caractéristiques Structurelles de l’Icône du Nexus des Shaktis

Le travail avec le Nexus des Shaktis commence par le simple acte de sa contemplation. S’ensuivent plusieurs exercices de visualisation qui utilisent d’autres versions de l’icône dévoilant sa structure interne et désignant les canaux par un chiffre. Ses propriétés peuvent être assimilées et validées par l’étude des compilations présentées dans les très nombreux essais de la rubrique du Tantra Planétaire.

La contemplation du Nexus des Shaktis, dans sa forme élémentaire, à savoir dans sa version codée avec des  couleurs, implique un acte d’entraînement auto-induit – une connexion neuronale. Vous initiez l’interactivité avec le portail de la Terre par la manière dont vous le scannez des yeux et prenez attention à ses caractéristiques structurelles. Dès le premier contact, vous impliquez les dynamiques du Nexus des Shaktis simplement par une observation répétée de ses propriétés esthétiques et novatrices – et qui sont uniques, à savoir totalement distinctes de celles que l’on peut découvrir dans les mandalas et les yantras. Ces caractéristiques sont ainsi déclinées:

1. L’icône n’est pas circulaire, mais ovale. Le ratio entre le grand axe vertical et le petit axe horizontal est de 17:12.

2. L’ovale est ouvert avec une indentation ample au sommet.

3. Deux canaux occupent l’indentation supérieure: l’un qui y flotte au-dessus, à la limite supérieure de l’ovale, et l’autre qui est attaché à la base de l’indentation. Il est à noter que le canal supérieur, et flottant, est montré creux.

4. La fleurette intérieure (en rouge foncé) implique sept canaux arrangés de telle manière frappante à capturer l’attention par son étrangeté. Cinq de ses canaux (aussi en rouge foncé) occupent soit des points, ou des  pétales, de la fleurette: un à la pointe inférieure, deux sur les bords inférieurs, et deux au sommet situés à l’intérieur des pétales érigés, et non pas dessus. Dans cette position, ils attirent l’attention vers le “pincement” à l’ouverture de l’indentation. De tels détails particuliers indiquent, de manière précise, les propriétés dynamiques du Nexus des Shaktis.

Il est à noter que l’effet de pincement évoque le comportement typique des jets de plasma turbulents sous la forme des Courants de Birkeland.

5. En sus des cinq canaux, en rouge foncé, impliqués dans la fleurette, se trouvent deux canaux de couleur noire affleurant les pétales à leur point de contact avec le périmètre ovale. En tout, c’est donc un ensemble de sept canaux tangentiels à la fleurette – qui, visuellement, se divisent en une structure de 5+2 ou 5 : 2.

6. Distinct de ces points, se trouve le canal bleu dans le centre inférieur de l’ovale. Il est aligné horizontalement avec les deux canaux situés là où les points pétales de la fleurette touchent la périphérie de l’ovale.

7. Dans la fleurette, dans une position en bordure du pincement, se trouve un canal plus gros que normal et de couleur dorée. C’est ainsi, donc, que le codage coloré de l’icône comprend le noir, le rouge foncé, le bleu et l’or.

8. Au-dessus de la bordure de la fleurette, situé exactement dans le pincement entre les deux pétales érigés, se trouve un canal unique qui semble flotter – comme si suspendu par la tension du pincement. Au-dessus de lui, plane un autre canal, montré comme un trou noir. Il siège à la couronne de l’ovale là où la périphérie serait complétée si elle était dessinée dans son contour total.

9. Finalement, ils se trouvent neuf canaux qui sont distribués, de façon égale, autour de l’ovale – dont deux sont entrelacés, ainsi que déjà souligné, avec la fleurette intérieure.

 

Le Nexus des Shaktis: un baiser de géode de la Terre Mère

Telles sont les caractéristiques graphiques évidentes du Nexus des Shaktis dans sa représentation iconique – correspondant aux propriétés réelles du vortex turbulent de l’Aura Bio-Electro-Magnétique de la Terre. Lorsque l’on contemple cet arrangement, on se sent quelque peu déconcerté. En effet, bien qu’il apparaisse symétrique et élégant quant à ses proportions, l’oeil, cependant, ne s’arrête pas sur ces aspects. Etrangement, le positionnement des divers points indiquant les canaux, et qui se distinguent par leurs couleurs, présente une sorte d’arrangement caché enchâssé au sein de la forme évidente. Pourquoi les points rouges sont-ils ainsi situés sur la fleurette? Pourquoi deux pétales coïncident-ils avec l’ovale – de sorte qu’ils puissent être perçus à la fois autour de l’ovale et par inclusion avec la fleurette? Que suggèrent les trois points flottants – deux au-dessus et un dedans la fleurette – quant à la structure d’ensemble? Que signifie l’alignement vertical parfait de six canaux?

Ces propriétés étonnantes attirent l’attention et échappent, en premier lieu, à toute compréhension. Elles fascinent le mental – et si elles ne le font pas, c’est qu’il est dépourvu de toute capacité de se connecter à cette formation. 

La simple contemplation de ces caractéristiques, sans rien connaître d’abord de ce qu’elles indiquent, connecte votre mental à la formation. Vous fusionnez avec lui avant même de le comprendre. Se référer au commentaire de T. S. Eliot quant à la nature de la poésie authentique: elle communique avant même d’être comprise. De par l’attention que vous accordez au caractère innovateur de cet arrangement, vous vous y connectez comme à un instrument de biofeedback. Si vous pouvez ressentir ce schéma sur un mode esthétique, en appréciant sa beauté, en savourant l’attrait de la forme ovale – qui se distancie de la perfection rigide et prédictible du cercle – et en absorbant les nuances émanant de pétales de la structure florale, c’est alors que vous stabilisez la connexion.

En bref, vous pouvez contempler le Nexus des Shaktis avec appréciation, et même affection, pour sa beauté et son élégance – comme vous pourriez contempler une oeuvre d’art, un vase parfaitement tourné, la sculpture d’une ballerine de Degas ou le profil élancé d’un bateau à voiles. Vous enregistrez sa puissance et vous vous y connectez au travers des “physiques de la beauté” manifestées dans les caractéristiques de sa structure unique. La beauté de la formation vous entraine vers sa puissance. Si vous ne répondez pas à cette beauté, vous n’allez pas, du tout, vous y connecter. Plus vous trouvez du plaisir à contempler le Nexus des Shaktis, plus la connexion est solide entre la psyché humaine et le champ tellurique de la Terre.

Andalousie. Novembre 2016, révisé le 20 août 2018.