Pour qu’un espoir réel de recouvrer et de faire revivre la Gnose puisse exister de nos jours, il nous faut examiner attentivement les problèmes inhérents à l’Age des Poissons, que les Telestai ne furent pas capables, ou qu’ils n’eurent pas l’opportunité, de résoudre. L’écologie profonde peut assurément puiser la dimension mythique et spirituelle, dont elle est dépourvue, dans la vision Sophianique des Mystères – c’est du moins les prémisses de cet ouvrage. Je ne peux pas prévoir comment cela va se passer, ou même si cela va se passer, mais je peux offrir une esquisse des conditions requises pour sa réalisation. La Gnose n’est pas une religion mais on pourrait très bien, cependant, la caractériser comme une trinité sacrée: Gaïa, les autres espèces et l’Anthropos. Chaque aspect de cette trinité soulève la question fondamentale de notre vision de la vie, en tant qu’êtres humains. En d’autres mots, la trinité implique trois perspectives: notre vision de Gaïa, la planète vivante; notre vision de toutes les espèces, à l’exception de nous-mêmes, et incluant toutes les entités microbiennes et moléculaires; et la vision de notre espèce propre. Il nous faut arriver à une formulation claire de ces trois perspectives afin de prendre en compte les problématiques que les Telestai n’ont pas pu résoudre. Je propose d’examiner ce processus, non pas comme une corvée peu enthousiasmante d’aborder des problèmes ésotériques et exaspérants mais comme une aventure dans laquelle nous sommes invités à nous engager afin de recouvrer la vision Sophianique. Lire plus